Sit-in d'anciens locataires dans le souk commercial de Saïda pour protester contre l’adoption de la loi sur les loyers non résidentiels, jeudi 3 avril. Photo ANI.
D'anciens locataires de magasins et de bureaux du marché commercial de Saïda (Liban-Sud) ont tenu un sit-in jeudi devant l’entrée du marché de la ville pour protester contre l’adoption de la loi sur les loyers commerciaux, publiée dans le Journal officiel jeudi.
« L’adoption de la loi est une injustice à leur égard et entraînera un coup dur pour le commerce et le développement au Liban, notamment parce que la grande majorité ne paie pas un loyer d’un ou deux dollars comme cela est véhiculé, mais bien des loyers élevés en vertu d’un contrat de location enregistré auprès du ministère des Finances », ont dénoncé les représentants de l'Ordre des pharmaciens Abbas Wehbi, des commerçants du Metn, Georges Yammine, et de Saïda Hamed Jazini.
Ces représentants ont appelé le président de la République à « reconsidérer cette loi, à la renvoyer au Parlement », et les députés à « travailler à l’élaboration d’une législation qui protège à la fois les droits du propriétaire et du locataire ». Les protestataires ont également annoncé qu’ils étaient « sur le point de déposer un recours contre la loi devant le Conseil constitutionnel », et appelé enfin les autres syndicats à « suivre leur exemple dans la contestation, comme l’Ordre des ingénieurs, des dentistes et d’autres, avant qu’ils ne soient expulsés de leurs bureaux et leurs institutions ».
Plusieurs comités de défense des droits des locataires ont dernièrement fait part de leur rejet de la loi sur les loyers. Le comité de défense des droits des anciens locataires dans le Nord avait déjà qualifié cette loi d'« injuste ». Le Parlement a adopté en 2014 une loi qui entame un processus de libéralisation progressif des anciens loyers résidentiels, et prorogé l'ancien régime pour les baux commerciaux jusqu’au 31 décembre 2018. La situation n’avait plus évolué depuis.


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