La présidente du groupe parlementaire d'extrême droite du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, pose avant une interview dans le journal télévisé du soir de la chaîne de télévision française TF1, à Boulogne-Billancourt, près de Paris, le 31 mars 2025. Photo AFP/THOMAS SAMSON
« La justice n'est pas politique, cette décision n'est pas une décision politique mais judiciaire, rendue par trois juges indépendants, impartiaux », a déclaré mardi l'un des deux plus hauts magistrats de France, Rémy Heitz, en réaction aux critiques contre la condamnation la veille de la cheffe de file de l'extrême droite, Marine Le Pen.
Cette décision du tribunal de Paris « a été rendue conformément à la loi, en application de textes votés par la représentation nationale », a aussi affirmé le procureur général près la Cour de cassation sur la radio RTL, qualifiant « d'inadmissibles » les « attaques très personnalisées contre des magistrats et les menaces qui peuvent faire l'objet de poursuites pénales ».
Les termes utilisés par Marine Le Pen la veille sur la chaîne de télévision TF1 sont « totalement excessifs ». « La décision a été rendue au terme d'un procès qui a tout d'un procès équitable, à la suite d'un débat contradictoire qui duré deux mois, une instruction qui a duré des années », a réagi le magistrat.
« L'Etat de droit a été totalement violé » par « une décision politique », avait estimé Marine Le Pen lundi soir sur TF1. Cette décision « a été rendue conformément à la loi, en application de textes votés par la représentation nationale », a insisté Rémy Heitz. Les juges « ont appliqué la loi et des peines prévues par la loi ».
Le haut magistrat a qualifié « d'inadmissibles » les « attaques très personnalisées contre des magistrats et les menaces qui peuvent faire l'objet de poursuites pénales », se disant « choqué » que la présidente du tribunal qui a rendu la décision soit placée sous protection. La magistrate bénéficie d'une protection, notamment des rondes autour de son domicile, après avoir reçu des menaces, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
« C'est totalement anormal que l'on s'en prenne à un magistrat », a jugé Rémy Heitz, appelant à « dépassionner les choses », à la « mesure, la sérénité »: « laissons la justice faire son travail en toute indépendance ».
Concernant le procès en appel, il a précisé que la question de savoir s'il pouvait se tenir avant la présidentielle 2027 relevait de la cour d'appel de Paris. « Techniquement, c'est probablement possible, c'est à examiner, à voir en fonction du calendrier judiciaire », a-t-il déclaré, ajoutant que les dates seraient connues « probablement assez vite ».
Le tribunal a condamné Mme Le Pen pour détournement de fonds publics, ayant établi qu'il y avait bien eu un « système » mis en place entre 2004 et 2016 pour faire faire des « économies » à son parti, le Rassemblement national (RN), en payant avec l'argent du Parlement européen des assistants d'eurodéputés travaillant en réalité pour le RN.
« La justice n'est pas politique, cette décision n'est pas une décision politique mais judiciaire, rendue par trois juges indépendants, impartiaux », a déclaré mardi l'un des deux plus hauts magistrats de France, Rémy Heitz, en réaction aux critiques contre la condamnation la veille de la cheffe de file de l'extrême droite, Marine Le Pen.Cette décision du tribunal de Paris « a été rendue conformément à la loi, en application de textes votés par la représentation nationale », a aussi affirmé le procureur général près la Cour de cassation sur la radio RTL, qualifiant « d'inadmissibles » les « attaques très personnalisées contre des magistrats et les menaces qui peuvent faire l'objet de poursuites pénales ».Les termes utilisés par Marine Le Pen la veille sur la chaîne de télévision TF1 sont «...


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