Les derniers étages d'un immeuble de la banlieue sud détruits par une frappe nocturne de l'armée israélienne, le 1er avril 2025. Ibrahim Amro / AFP.
L'aviation israélienne a mené une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth, mardi à l'aube, vers 3h30, faisant au moins quatre morts et sept blessés, selon un bilan préliminaire du ministère la Santé. Selon nos informations, le raid a visé un bâtiment proche de la mosquée Imam el-Kazem, dans le quartier de Sfeir.
La chaîne du Hezbollah, al-Manar, a rapporté que la frappe a visé « les trois derniers étages d'un immeuble résidentiel et a causé des dégâts dans la région ». Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent que les étages supérieurs d’un immeuble ont été ciblés.
L’explosion a été entendue dans la capitale, suivie du passage d’avions de chasse à basse altitude à travers le pays. Un épais nuage de fumée s’est élevé au-dessus de la zone, selon des témoins. Plusieurs ambulances ont rapidement convergé vers le site de la frappe.🎥 #Vidéo | Le raid a visé un bâtiment proche de la mosquée Imam el-Kazem, dans le quartier de Sfeir, dans la banlieue sud de Beyrouth.
— L'Orient-Le Jour (@LOrientLeJour) April 1, 2025
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Un membre du Hezbollah tué
L'armée israélienne a quelques minutes plus tard annoncé sur son compte Telegram que ses avions avaient mené une frappe sur la banlieue sud de Beyrouth, « après des directives du Shin Bet (l'agence de sécurité intérieure, ndlr) (...), contre un terroriste du Hezbollah qui a dirigé des opérationnels du Hamas et les a assistés dans la planification d'une attaque terroriste significative et imminente contre des civils israéliens ». L'armée a ajouté que cet individu, dont elle n'avait pas encore confirmé l'identité, « représentait une menace réelle et immédiate ».
Mardi matin, une source proche du Hezbollah a affirmé que la frappe avait visé un responsable du dossier palestinien au sein du parti chiite, Hassan Bdeir. Peu après, le porte-parole de l'armée israélienne Avichay Adraee a confirmé cette information dans une publication sur X, ajoutant que Bdeir faisait partie de l'unité 3900 du Hezbollah.
Le département d'État américain, de son côté, a pris la défense d'Israël. Dans un courriel envoyé à Reuters pendant la nuit, il a déclaré que l'État hébreu se défendait contre les tirs de roquettes en provenance du Liban – ceux de vendredi – et que Washington blâmait les « terroristes » pour la reprise des hostilités.
Contrairement à la frappe de vendredi, celle-ci a été menée sans avertissement. En effet, vendredi, Israël a bombardé la banlieue sud de Beyrouth pour la première fois après quatre mois de trêve, en riposte à des tirs de roquettes non revendiqués qui ont visé son territoire. Le Hezbollah a affirmé n'avoir aucun lien avec ces tirs de roquettes. Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait averti que la banlieue sud serait frappée « à chaque tentative » d'attaque contre le nord d'Israël. De son côté, le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait affirmé qu'Israël frapperait « partout au Liban contre toute menace ».
Le lendemain, le chef du Hezbollah Naïm Kassem avait jugé « inacceptable » qu'Israël poursuive ses attaques contre le Liban. »Si Israël croit pouvoir imposer une nouvelle équation en utilisant des prétextes mensongers pour tuer (..) attaquer le sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth, cela est inacceptable », a prévenu Naïm Kassem dans un discours télévisé. « Nous ne pouvons pas accepter qu'Israël attaque le Liban et agisse librement quand bon lui semble, pendant que nous restons les bras croisés, a-t-il ajouté. Il faut que soit mis un terme à cette agression ».
Le Hezbollah est sorti très affaibli de sa guerre avec Israël, qui a fait plus de 4.000 morts au Liban. En vertu de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre, seuls l'armée libanaise et les Casques Bleus de l'ONU peuvent se déployer dans le sud du Liban d'où le Hezbollah doit se retirer. Malgré la trêve, l'armée israélienne mène régulièrement des frappes dans l'est du Liban et dans le Sud. Au moins 117 personnes ont été tuées dans ces frappes depuis fin novembre, selon le décompte de L'Orient-Le Jour.




Mais combien est ridicule ce bonhomme avec ses petits soldats battus encore et encore, de pretendre quoi que ce soit ou de faire des discours enflammes apres avoir mene notre beau pays a la catastrophe et a la ruine! Qu'il aille donc se cacher au lieu d'attiser encore et encore le degout des libanais patriotes vis-a-vis de ses miliciens criminels.
18 h 46, le 01 avril 2025