De la glace flotte devant des maisons à Nuuk, au Groenland, le 11 février 2025. M. Trump a cité la présence de la Chine et de la Russie dans l'Arctique parmi les raisons de son intérêt pour le Groenland, que les États-Unis avaient déjà proposé d'acheter au Danemark pour 100 millions de dollars en 1946, après la Seconde Guerre mondiale. Selon un récent sondage, la grande majorité des Groenlandais ne souhaitent pas faire partie des États-Unis, et près de la moitié d'entre eux considèrent l'intérêt de M. Trump comme une menace. Photo REUTERS/Sarah Meyssonnier
Le Groenland, territoire autonome danois convoité par Donald Trump, s'est doté d'un large gouvernement de coalition pour « faire face à la forte pression extérieure », a annoncé vendredi son nouveau Premier ministre, au jour de la visite du vice-président américain JD Vance.
« 75% de la population est unie à travers cette coalition », a déclaré Jens-Frederik Nielsen lors de la présentation de son équipe, qui compte en ses rangs l'ancien Premier ministre, Mute Egede, au portefeuille des Finances.
« Il est très important que nous mettions de côté nos désaccords et nos différends (...) car c'est seulement ainsi que nous pourrons faire face à la forte pression à laquelle nous sommes exposés de l'extérieur », a-t-il ajouté.
Accompagné d'une délégation comprenant notamment le ministre de l'Energie Chris Wright, le vice-président américain JD Vance est attendu ce vendredi sur la base aérienne de Pituffik que possèdent les Etats-Unis sur la côte nord-ouest du Groenland, à 1.500 km au nord de Nuuk, la capitale.
Cette visite a été dénoncée par les autorités danoises et groenlandaises comme exerçant une « pression inacceptable ».
« Venir en visite alors qu'il n'y a pas de gouvernement en place, on ne considère pas ça comme un signe de respect envers un allié », a dit M. Nielsen à la presse après la présentation du gouvernement.
« C'est regrettable, mais maintenant nous avons un gouvernement qui va se mettre au travail », a-t-il ajouté.
« Nous avons besoin de stabilité et d'unité à un moment où des acteurs extérieurs tentent d'influencer le développement de notre nation », est-il écrit dans le programme de la coalition, d'après les médias locaux.
« Vous méritez des partenaires qui vous respectent et vous traitent en égal. Et l'Union européenne est fière d'être une telle partenaire », a réagi sur X la présidente de la commission européenne, Ursula von der Leyen.
Sur la question de l'indépendance, qui a occupé une partie de la campagne, « il est important que nous fassions preuve de prudence », a précisé la plateforme gouvernementale.
Chantre d'une indépendance rapide, le parti Naleraq, arrivé deuxième du scrutin, avait annoncé lundi qu'il ne serait pas du gouvernement.
« La lecture immédiate (du gouvernement) est bien sûr que les discussions sur un processus très rapide vers l'indépendance sont mises de côté, car ce n'est pas le moment », a réagi Carina Ren, directrice du programme Arctique à l'Université d'Aalborg (Danemark).
Selon elle, l'objectif du gouvernement est « la construction de l'Etat providence, il (lui) faut penser au développement, réfléchir à la manière de construire une économie solide ».
Le centre droit était sorti vainqueur des élections législatives du 11 mars, talonné par les nationalistes indépendantistes de Naleraq.
Le Groenland, territoire autonome danois convoité par Donald Trump, s'est doté d'un large gouvernement de coalition pour « faire face à la forte pression extérieure », a annoncé vendredi son nouveau Premier ministre, au jour de la visite du vice-président américain JD Vance.« 75% de la population est unie à travers cette coalition », a déclaré Jens-Frederik Nielsen lors de la présentation de son équipe, qui compte en ses rangs l'ancien Premier ministre, Mute Egede, au portefeuille des Finances. « Il est très important que nous mettions de côté nos désaccords et nos différends (...) car c'est seulement ainsi que nous pourrons faire face à la forte pression à laquelle nous sommes exposés de l'extérieur », a-t-il ajouté.Accompagné d'une délégation comprenant notamment le ministre de l'Energie...


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