Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, en 2022. Photo Joseph Eid/AFP.
Le chef des Forces Libanaises (FL), Samir Geagea, a demandé vendredi à l’État les conclusions de l’enquête sur les tirs de roquettes non revendiqués samedi dernier, alors que de nouveaux tirs de roquettes sur Israël depuis le Liban, également non revendiqués, ont entraîné une « riposte ».
« À part le narratif traditionnel devenu lassant sur l’agression israélienne brutale, qui ne nourrit personne ni n’apaise la colère, nous interrogeons le ministère de la Défense et le ministère de l’Intérieur sur le résultat des investigations qui auraient dû être terminées concernant le lancement de roquettes depuis le Liban le 22 mars. Quelles ont été les conclusions de ces enquêtes ? Et qui est responsable du tir de ces roquettes ? » a-t-il écrit sur son compte X.
« En tout cas, il est absolument inacceptable d’exposer les habitants du Sud ou ceux de la banlieue sud de Beyrouth à ce qu’ils subissent actuellement » a poursuivi M. Geagea, estimant que les « incidents » de tirs de roquettes «fournissent à Israël des prétextes supplémentaires pour poursuivre ses frappes continues sur le Liban».
Si le Hezbollah nie toute implication dans l'incident de samedi dernier, de même que dans celui de ce vendredi, les dissidences internes au sein du parti laissent planer un doute.
Le ministre israélien de la Défense, Israel Katz, a mis en garde dans un communiqué vendredi : « Si le calme ne règne pas dans les localités de Galilée, il n'y aura pas de calme à Beyrouth ». « Nous ne permettrons pas un retour à la réalité d'avant le 7-Octobre. Nous allons assurer la sécurité des habitants de Galilée et agirons avec force face à toute menace », a ajouté M. Katz en référence à l'attaque sans précédent du mouvement Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023. Quelques heures plus tard, l'aviation israélienne a bombardé une zone à Hadath, dans la banlieue sud de Beyrouth, et mené des raids au Liban-Sud qui ont fait au moins trois morts.


