Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Liban

Reprise des visites médicales dans les écoles publiques, annoncent les ministères de l'Éducation et de la Santé


Reprise des visites médicales dans les écoles publiques, annoncent les ministères de l'Éducation et de la Santé

Des représentants des ministères libanais de la Santé et de l'Éducation, ainsi que de l'Union européenne et de l'Unicef, lors du renouvellement du programme de dépistage de la santé scolaire, visant à atteindre les enfants dans les écoles publiques, le 26 mars 2025. Photo tirée du site de l'Unicef

Les ministères libanais de l’Éducation et de la Santé ont annoncé mercredi, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'Union européenne (UE), la reprise des visites médicales et du dépistage pour environ 300 000 élèves dans 1 050 écoles publiques à travers le Liban. 

Dans un communiqué publié par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), les quatre parties prenantes ont annoncé « la reprise du programme de dépistage médical scolaire », affirmant qu'il s'agit d'une initiative qui vise à assurer « des soins préventifs, un diagnostic précoce et une orientation médicale » si nécessaire pour les élèves des écoles publiques. « Le programme vise également à utiliser l'environnement scolaire pour sensibiliser les jeunes générations à divers enjeux de santé », souligne le communiqué.

Financé par l'UE, le programme sera déployé d'ici avril 2025 a et garantira que près de 300 000 élèves dans 1 050 écoles publiques à travers le Liban bénéficieront d'examens médicaux, réalisés par des médecins et des infirmiers agréés. Les membres de l'équipe médicale surveilleront la croissance des élèves, vérifieront leurs carnets de vaccination et effectueront des examens médicaux divers, y compris pour les yeux, les oreilles, le cœur, le système respiratoire et la peau. 

À cette occasion, la ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, Rima Karamé, a souligné que « la santé des élèves est la pierre angulaire de leur avenir, tant elle influence directement leur parcours scolaire, leurs capacités d'apprentissage et leur épanouissement physique et mental ».

De son côté, le ministre de la Santé Rakan Nassereddine a mis en avant l'importance stratégique de ce programme, soulignant que « son véritable intérêt réside dans le dépistage précoce des problèmes de santé nécessitant une prise en charge médicale ». Il a également insisté sur son rôle dans « le renforcement des liens entre écoles publiques et centres de soins primaires pour un suivi et des interventions appropriés et planifiés ». Le représentant de l'Unicef au Liban, Akhil Iyer, a affirmé que « l'investissement dans la santé, la nutrition et le bien-être des élèves est aussi crucial que celui accordé à une éducation de qualité, équitable et inclusive ».  

Le système éducatif au Liban est en crise depuis que la livre libanaise a commencé à se déprécier en 2019 au début de la crise économique et financière. La situation des écoles publiques s'est aggravée avec la pandémie de Covid-19, la double explosion au port de Beyrouth en août 2020 et une vague de démissions et de grèves d'enseignants alors que les salaires perdaient de leur valeur. La guerre entre Israël et le Hezbollah, qui a débuté le 8 octobre 2023, a encore paralysé le secteur, détruisant de nombreuses écoles au Liban-Sud, dans la banlieue-sud de Beyrouth et la Békaa. 

Le secteur de la santé est un domaine où les inégalités ont été exacerbées par les crises économiques. Le Liban ne dispose pas des mécanismes ou des politiques permettant de garantir l’accès aux soins et aux services publics de base. Les dernières statistiques officielles montrent qu’environ 44 % de la population libanaise ne dispose d’aucune forme d’assurance maladie, avec une fois encore de nettes disparités entre les régions.

La Caisse nationale de Sécurité sociale (CNSS) ne couvre que 46,8 % de la population assurée. Le reste relève d’autres fonds publics, privés ou mixtes, en plus de l’assurance privée. Le faible niveau de la couverture sociale est lié en partie à la faible application de la loi qui oblige les employeurs à inscrire leurs employés à la CNSS. Ceux qui n’ont pas de contrat d’assurance sont couverts par le ministère de la Santé en tant qu’assureur de dernier recours, mais les ressources du ministère sont très limitées, ce qui affecte négativement sa capacité à servir le grand nombre de non-assurés.

Les ministères libanais de l’Éducation et de la Santé ont annoncé mercredi, en partenariat avec le Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef) et l'Union européenne (UE), la reprise des visites médicales et du dépistage pour environ 300 000 élèves dans 1 050 écoles publiques à travers le Liban. Dans un communiqué publié par l'Agence nationale d'information (ANI, officielle), les quatre parties prenantes ont annoncé « la reprise du programme de dépistage médical scolaire », affirmant qu'il s'agit d'une initiative qui vise à assurer « des soins préventifs, un diagnostic précoce et une orientation médicale » si nécessaire pour les élèves des écoles publiques. « Le programme vise également à utiliser l'environnement scolaire pour sensibiliser les jeunes générations à divers enjeux...