Le Premier ministre Nawaf Salam au Grand Sérail, le 20 mars 2025. Photo X/@grandserail
Le Premier ministre Nawaf Salam a annoncé, jeudi, l'adoption par son gouvernement d'un nouveau mécanisme pour les nominations dans l'administration publique, insistant sur l'engagement de son équipe à développer une administration neutre, transparente et efficace, avec pour objectif la bonne gouvernance.
À l’issue du Conseil des ministres au Grand sérail, M. Salam a affirmé que son cabinet veut « sélectionner les plus compétents au sein de l'administration sur base de neuf critères fondés sur la priorité, la concurrence, et l'égalité des chances. Ces critères reposent aussi sur l'inclusivité, l'absence de conflits d'intérêts, la flexibilité, la diversification, la transparence et enfin la redevabilité ». « Nous voulons que l'administration de l'État soit impartiale et efficace, qu'elle protège le citoyen, qu'elle soit basée sur la compétence et qu'elle ne soit pas au service des communautés (religieuses) ou des politiciens », a-t-il ajouté, soulignant que « le slogan du gouvernement est « la construction d'un État de droit et des institutions » et qu'il n'y a pas d'État sans administration.
L'État libanais « a besoin de sang neuf »
Le Premier ministre a précisé, au passage, que les embauches se feront au sein de la fonction publique mais aussi de l’extérieur, car « l’État a besoin de sang neuf » et de « jeunes ». Il a, dans ce cadre, invité les fonctionnaires de deuxième catégorie à postuler pour des postes de première catégorie, précisant que le recrutement se déroulerait sur base de méthodologies simplifiées et transparentes. « Il n’y aura pas de positions réservées à une communauté donnée », a assuré Nawaf Salam.
L’administration publique souffre à la fois des nombreux recrutements aléatoires réalisés au fil des gouvernements précédents et d’une importante vacance de 70 % dans certaines administrations, a-t-il rappelé, tout en annonçant la création de deux comités ministériels présidés par le vice-président du cabinet, Tarek Mitri, l’un chargé de moderniser et de réformer le secteur public et le second de la transformation numérique de la fonction publique.
Pas encore d'entente pour le gouverneur de la BDL
De nombreux postes de responsabilité sont gérés à titre intérimaire au Liban, une des conséquences de plus de deux ans de vacance présidentielle. Parmi les hauts postes à pourvoir, celui de gouverneur de la Banque du Liban (BDL), que Wassim Manssouri assure par intérim depuis la fin du mandat de Riad Salamé en 2023, et le conseil d'administration de la seule chaîne publique du pays, Télé Liban.
Le Conseil des ministres ne se réunira toutefois pas vendredi pour nommer le nouveau gouverneur de la BDL, l'entente élargie autour d'un candidat n'ayant pas encore mûri, selon nos informations. « La question n'est pas encore à l'ordre du jour du Conseil des ministres », s'était contentée de dire une source proche de Baabda à L'OLJ.





Ils nous laisse un peu sur notre faim. Les quelques ministres choisis avec l’approbation de Berry prouve le contraire de ses dires. Leurs comportement n’a pas tardé à nous montrer qu’on avait raison de s’inquiéter de sa naïveté, alors que ses prédécesseurs avaient lui avaient montré le chemin à prendre sans tomber dans le piège de ces hypocrites qui se font tout gentils et promettent l’obéissance et la loyauté jusqu’à obtenir ce qu’ils veulent pour imposer leurs conditions en menaçant de blocage.
11 h 24, le 22 mars 2025