Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Diplomatie

La population de Gaza à nouveau plongée dans une « peur abjecte », dénonce l'ONU


Des Palestiniens déplacés qui ont fui la ville d'el-Mughraka arrivent au camp de réfugiés de Nousseirat dans le centre de la bande de Gaza, le 18 mars 2025, à la suite de nouveaux bombardements israéliens sur le territoire palestinien assiégé depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu en janvier. Photo AFP / EYAD BABA

La population de Gaza est à nouveau plongée dans une « peur abjecte », a dénoncé mardi le chef du Bureau des affaires humanitaires de l'ONU, après des frappes israéliennes sur le territoire palestinien, de loin les plus violentes depuis le début de la trêve.

« La nuit dernière, nos pires craintes sont devenues réalité. Les frappes aériennes ont repris sur toute la bande de Gaza, avec des informations non confirmées de centaines de morts (...). La population de Gaza vit à nouveau dans une peur abjecte », a déclaré Tom Fletcher dans une intervention par vidéo lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, dont les membres ont en grande majorité dénoncé la reprise des hostilités.

Cette réunion du Conseil avait été demandée par plusieurs Etats membres avant ces frappes, pour discuter de la situation humanitaire alors qu'Israël bloque depuis le 2 mars l'entrée de l'aide humanitaire dans la bande de Gaza.

« Ce total blocus de l'aide destinée à sauver des vies, de marchandises de base et de biens commerciaux aura un impact dévastateur sur la population de Gaza qui reste dépendante d'un flux stable d'aide », a insisté Tom Fletcher.

« Alors que Gaza est une fois encore isolée, notre capacité à fournir de l'aide et des services de base se réduit », a-t-il insisté, notant qu'au point de passage de Kerem Shalom les convois ne peuvent plus traverser, « la nourriture pourrit, les médicaments périment ».

Pendant 42 jours de cessez-le-feu, avant le nouveau blocage, « nous avons prouvé que quand nous en avons l'autorisation, nous pouvions fournir de l'aide à l'échelle nécessaire », a-t-il encore déclaré.

Pendant cette période, 4.000 camions d'aide sont entrés dans le territoire chaque semaine, permettant d'atteindre plus de 2 millions de personnes, et plus de 113.000 tentes ont été distribuées, a-t-il précisé.

Mais les humanitaires doivent désormais rationner la distribution des stocks qui restent encore dans le territoire et maintiennent les services de santé tant qu'ils le peuvent.

A l'exception des Etats-Unis, la quasi totalité des membres du Conseil de sécurité, de la France à la Russie, ont joint leurs voix aux inquiétudes et à la condamnation des nouvelles frappes israéliennes, certains comme l'Algérie accusant sans équivoque Israël de « violation » du cessez-le-feu.

« Nous sommes témoins d'un nouveau chapitre de punition collective infligée à la population de Gaza », a dénoncé l'ambassadeur algérien, Amar Bendjama. « Une fois encore, le sang des Palestiniens est utilisé comme un outil dans les calculs politiques des responsables politiques israéliens ».

L'ambassadrice américaine par intérim, Dorothy Shea, a elle rejeté les accusations d' »attaques indiscriminées » menées par l'armée israélienne qui « frappe les positions du Hamas ».

« Le Hamas porte l'entière responsabilité de la reprise des hostilités », ayant « refusé toutes les propositions » sur une prolongation du cessez-le-feu, a-t-elle affirmé. 

La population de Gaza est à nouveau plongée dans une « peur abjecte », a dénoncé mardi le chef du Bureau des affaires humanitaires de l'ONU, après des frappes israéliennes sur le territoire palestinien, de loin les plus violentes depuis le début de la trêve.« La nuit dernière, nos pires craintes sont devenues réalité. Les frappes aériennes ont repris sur toute la bande de Gaza, avec des informations non confirmées de centaines de morts (...). La population de Gaza vit à nouveau dans une peur abjecte », a déclaré Tom Fletcher dans une intervention par vidéo lors d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, dont les membres ont en grande majorité dénoncé la reprise des hostilités.Cette réunion du Conseil avait été demandée par plusieurs Etats membres avant ces frappes, pour discuter de...