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Dernières Infos - Diplomatie

Nucléaire iranien: Pékin exhorte à une solution diplomatique avant une réunion tripartite

Le logo de l'AIEA. Photo AFP

La Chine a appelé jeudi à une solution diplomatique dans le dossier du nucléaire iranien, à la veille d'accueillir une réunion sur le sujet entre Pékin, Téhéran et Moscou. Les pays occidentaux soupçonnent depuis des décennies l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran conteste vigoureusement, tout en défendant un droit au nucléaire à des fins civiles, notamment pour l'énergie.

D'après un rapport confidentiel de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) consulté par l'AFP en février, l'Iran a augmenté de manière "très préoccupante" ses réserves d'uranium enrichi, ce qui a conduit les Etats-Unis, mercredi, à appeler à une condamnation de Téhéran par le Conseil de sécurité de l'ONU.

La Chine doit accueillir vendredi à Pékin des discussions tripartites sur le sujet, auxquelles participeront les vice-ministres des Affaires étrangères Ma Zhaoxu (Chine), Sergueï Riabkov (Russie) et Kazem Gharibabadi (Iran). L'heure de la rencontre n'a pas été précisée.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, a affirmé que les échanges porteraient "sur les récents développements liés à la question nucléaire et à la levée des sanctions" imposées à l'Iran. "La Chine a toujours soutenu (qu'il fallait) résoudre la question du nucléaire iranien par des moyens politiques et diplomatiques", a déclaré jeudi Mao Ning, une porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.

Point mort

Les échanges de vendredi visent donc à "renforcer la communication et la coordination, afin de reprendre le dialogue et les négociations à une date prochaine", a précisé la porte-parole lors d'une conférence de presse régulière.

"Dans la situation actuelle, nous pensons que toutes les parties doivent maintenir le calme et la retenue afin d'éviter l'escalade", a ajouté Mao Ning.

En 2015, l'Iran avait conclu un accord avec la Russie, la Chine, mais aussi les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et le Royaume-Uni pour encadrer son programme nucléaire en contrepartie d'un allègement des sanctions à son encontre.

L'Iran respectait ses engagements, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA). Mais en 2018, lors du premier mandat du président Donald Trump, Washington s'est retiré de l'accord de manière unilatérale.

Les sanctions américaines ont été rétablies et l'économie iranienne ne s'en est jamais remise. Et l'Iran est revenu sur ses engagements. Toutes les tentatives pour raviver l'accord de 2015 ont échoué ces dernières années.

"Ehonté"

Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, M. Trump se dit prêt au dialogue avec Téhéran. Il a révélé avoir écrit une lettre en ce sens aux dirigeants iraniens et mis en garde contre de possibles actions militaires en cas de refus de l'Iran.

"A mon avis, cette menace est imprudente", a répondu mercredi le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, disant son pays "capable de riposter".

Et d'ajouter: "Le fait que nous n'ayons pas d'armes nucléaires et que nous ne cherchions pas à en obtenir est dû au fait que nous n'en voulons pas nous-mêmes".

D'après un rapport confidentiel de l'AIEA consulté en février par l'AFP, le total des réserves iraniennes d'uranium enrichi s'élevait à 274,8 kg à la date du 8 février (contre 182,3 kg trois mois auparavant), ce qui marque une nette accélération du rythme de production.

"L'Iran produit maintenant chaque mois quasiment assez d'uranium enrichi à 60% pour construire une arme nucléaire si le taux est porté à 90%", a commenté pour l'AFP Ali Vaez, spécialiste de l'Iran à l'International Crisis Group.

Mercredi, à l'issue d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU, la mission américaine a affirmé que "le programme nucléaire iranien (était) une menace à la paix et à la sécurité internationales, que le Conseil de sécurité a la responsabilité de protéger", selon un communiqué.

"Le Conseil doit être clair et uni pour répondre et condamner ce comportement éhonté", a-t-elle ajouté.


La Chine a appelé jeudi à une solution diplomatique dans le dossier du nucléaire iranien, à la veille d'accueillir une réunion sur le sujet entre Pékin, Téhéran et Moscou. Les pays occidentaux soupçonnent depuis des décennies l'Iran de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran conteste vigoureusement, tout en défendant un droit au nucléaire à des fins civiles, notamment pour l'énergie.

D'après un rapport confidentiel de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) consulté par l'AFP en février, l'Iran a augmenté de manière "très préoccupante" ses réserves d'uranium enrichi, ce qui a conduit les Etats-Unis, mercredi, à appeler à une condamnation de Téhéran par le Conseil de sécurité de l'ONU.

La Chine doit accueillir...