Le président de la Chambre Nabih Berry recevant les ambassadeurs du Quintette, à Aïn el-Tiné, le 11 mars 2025. Photo Parlement libanais/Hassan Ibrahim
Le président de la Chambre Nabih Berry a reçu mardi à Aïn el-Tiné les ambassadeurs des pays membres du Quintette, avec qui il a notamment discuté du retrait de l'armée israélienne du Liban, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).
À l'issue de la réunion, l'ambassadeur d'Égypte Alaa Moussa a qualifié l'entretien de « fructueux », précisant que l'essentiel des discussions a porté sur le Liban-Sud et sur les efforts déployés pour accélérer le retrait de l'armée israélienne de la région. « Nous œuvrons sérieusement pour accélérer ce retrait », a-t-il insisté. Il a ajouté que « ce fut l'occasion d’aborder les défis à venir et les étapes du gouvernement, conformément au discours d’investiture et à la déclaration ministérielle ».
Un accord de cessez-le-feu est entré en vigueur le 27 novembre afin de mettre un terme à la guerre entre Israël et le Hezbollah qui durait depuis le 8 octobre 2023, et qui s’était intensifiée en septembre dernier. L’accord stipule notamment un retrait israélien progressif des villages occupés au Liban-Sud, afin que l’armée libanaise puisse se déployer dans des zones autrefois sous l’influence du Hezbollah. Toutefois, l’armée israélienne a maintenu sa présence dans cinq points qu'elle a jugé stratégiques et poursuit ses opérations militaires devenues quasiment quotidiennes.
Les discussions entre les ambassadeurs et M. Berry ont aussi porté sur la situation en Syrie. « Nous avons échangé avec M. Berry sur les développements en Syrie. Il y a un consensus sur le fait que la stabilité en Syrie aura un impact positif sur les pays voisins, et nous travaillons à réduire les tensions dans la région », a conclu l’ambassadeur égyptien.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie, a fait état lundi d'un bilan de 1 068 civils tués depuis le 6 mars dans les affrontements entre les forces de sécurité syriennes, leurs alliés et des partisans du président déchu Bachar el-Assad, désormais exilé en Russie. Ces tueries ont eu lieu dans la région de l'ouest peuplée par la minorité alaouite, dont est issu Bachar el-Assad. Ces violences menacent la stabilité d'un pays engagé dans une transition déjà fragile depuis l'arrivée au pouvoir en décembre d'une coalition dominée par les islamistes.



Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine