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Syrie: Paris salue l'accord avec les Kurdes

Syrie: Paris salue l'accord avec les Kurdes

Le président intérimaire de la Syrie, Ahmed el-Chareh serre la main du commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, après la signature d'un accord visant à intégrer les institutions de l'administration kurde semi-autonome du nord-est dans le gouvernement national, à Damas, capitale de la Syrie, le 10 mars 2025. AFP PHOTO / HO / SANA

La France a salué mardi l'accord pour intégrer au sein de l'Etat syrien toutes les institutions relevant des Kurdes, y voyant « une étape positive vers une solution négociée et pacifique pour l'unification de la Syrie » et une « garantie » des droits et intérêts kurdes. 

L'accord a été signé lundi par le président par intérim, Ahmad el-Chareh, et le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, Mazloum Abdi, pour une application prévue d'ici à la fin de l'année. La France, qui souligne y avoir « contribué en lien avec ses partenaires américains », ajoute qu'elle « poursuivra ses efforts pour faciliter le dialogue entre les autorités syriennes de transition et ses partenaires kurdes du Nord-Est de la Syrie », selon un communiqué du porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.

« La France rappelle son attachement à la mise en œuvre d'un processus de transition politique pacifique, qui représente l'ensemble des composantes de la société syrienne, en vue de la construction d'une Syrie libre, unie, stable, en paix, souveraine et pleinement intégrée à son environnement régional et à la communauté internationale », poursuit Christophe Lemoine.

L'administration autonome kurde, soutenue par les Etats-Unis, contrôle de vastes territoires dans le nord et l'est de la Syrie, riches en blé, pétrole et gaz, des ressources cruciales pour les autorités de Damas dans cette période de reconstruction. Son bras armé, les FDS, ont joué un rôle clé dans la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique, battu dans son dernier bastion en 2019. L'accord est intervenu alors que la Syrie a connu ces derniers jours dans l'ouest du pays ses pires violences depuis la chute de l'ancien président Bachar el-Assad en décembre.

« La France condamne toutes les exactions contre les civils, quelles que soient les communautés auxquelles ils appartiennent, qui ont été le fait de groupes affiliés au régime de (l'ancien président dictateur) Bachar al-Assad ou à des groupes terroristes qui se sont rendus responsables des exactions contre les communautés alaouites et chrétiennes ces derniers jours », a réagi mardi le chef de la diplomatie Jean-Noël Barrot, interrogé à l'Assemblée nationale.

« Nous sommes allés en Syrie pour défendre les intérêts des Français et leur sécurité, sécurité contre le terrorisme, sécurité contre la prolifération des armes chimiques. Et nous avons obtenu des résultats après des semaines de démarches », a-t-il estimé, citant l'accord trouvé lundi.

« C'est en Syrie, il y a une dizaine d'années, qu'ont été fomentés des attentats contre le territoire national et c'est la raison pour laquelle la diplomatie française est pleinement mobilisée pour maîtriser ces risques, en commençant par faciliter la médiation entre les Kurdes syriens et le gouvernement transitoire », a-t-il poursuivi.

Il a en outre rappelé que les Kurdes de Syrie sont des « alliés fidèles » de la France dans la lutte contre le groupe Etat islamique et ils étaient, « ces derniers mois », « pressés par des puissances étrangères et en situation de vulnérabilité, ce qui aurait pu conduire à fragiliser la sécurité des prisons dans lesquelles sont détenus des dizaines de milliers de combattants de Daech ».

La France a salué mardi l'accord pour intégrer au sein de l'Etat syrien toutes les institutions relevant des Kurdes, y voyant « une étape positive vers une solution négociée et pacifique pour l'unification de la Syrie » et une « garantie » des droits et intérêts kurdes. L'accord a été signé lundi par le président par intérim, Ahmad el-Chareh, et le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), dominées par les Kurdes, Mazloum Abdi, pour une application prévue d'ici à la fin de l'année. La France, qui souligne y avoir « contribué en lien avec ses partenaires américains », ajoute qu'elle « poursuivra ses efforts pour faciliter le dialogue entre les autorités syriennes de transition et ses partenaires kurdes du Nord-Est de la Syrie », selon un communiqué du porte-parole du ministère...