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Le gouvernement dément des infos de presse sur la suppression de comités et institutions étatiques


Le gouvernement dément des infos de presse sur la suppression de comités et institutions étatiques

Le Sérail gouvernemental, dans le centre-ville de Beyrouth. Photo Mohammad Yassine / L'OLJ

La présidence du Conseil des ministres a démenti lundi des informations de presse sur la suppression de comités et institutions étatiques au Liban, affirmant que le document consulté par des médias locaux est issu d'un projet élaboré par l'équipe ministérielle du précédent cabinet de Nagib Mikati. 

« En réponse aux informations qui circulent sur l'existence d'un projet préparé par le gouvernement pour supprimer certaines institutions, organes et conseils publics, la présidence du Conseil des ministres affirme que ce projet avait été préparé par le gouvernement de Nagib Mikati », a indiqué le Grand sérail dans un communiqué. Il a également affirmé que ce projet « n'a pas été discuté par le gouvernement de Nawaf Salam et ne lui a jamais été présenté ».

Ce démenti intervient à la suite de données avancées par le quotidien Nidaa' al-Watan qui a rapporté dans un article que le gouvernement Salam a préparé un projet visant à restructurer les institutions publiques et les organismes indépendants, dont le nombre s'élève 143, dénonçant le fait qu'il s'agit d'un nombre record par rapport à la taille de l'économie et de l'État.

Dans le détail, le quotidien libanais a indiqué que le projet prévoir de supprimer onze institutions, organes et conseils qui se sont avérés improductifs, dont le rôle s'est estompé et dont le maintien pèsera sur les finances publiques. Il s'agit, entre autres, de la Caisse centrale des personnes déplacées, de la Société générale des marchés de consommation et de la Société générale des projets d'investissement sur le campus de l'aéroport international Rafic Hariri. Le projet comprend aussi la fusion de trois organisations : l’Institut des Finances Basil Fuleihan, le Conseil national pour le développement du tourisme et le Conseil national pour la promotion du tourisme. 

Le texte prévoit également de développer le rôle de cinq institutions économiques de premier plan en les restructurant ou en actualisant leurs missions : Elissar (planification et développement urbanistique de la banlieue sud de Beyrouth, lancé en 1996 après la guerre civile, mais qui n'a jamais vu réellement le jour), l’Autorité de développement des investissements au Liban (IDAL), le Conseil national de la recherche scientifique (CNRS-Liban), l'Autorité nationale du Litani et le projet Green (projet de remise en état de terres datant des années 60-70). Il envisage aussi de discuter du statut de trois institutions : Conseil du développement et de la reconstruction, le Conseil du Sud et le Haut-Conseil libano-syrien. Le projet prévoit enfin la sollicitation d'avis sur sept institutions et conseils quant à leur maintien ou leur fusion avec d'autres institutions : l'Autorité des chemins de fer et du transport commun, l'Autorité d'investissement du port de Tripoli, le Conseil national d'accréditation, l'Institution libanaise de normalisation et de métrologie, l'Autorité nationale pour la gestion des domaines privés au Liban, le Fonds national pour l'environnement et le Conseil national pour l'environnement.

La présidence du Conseil des ministres a démenti lundi des informations de presse sur la suppression de comités et institutions étatiques au Liban, affirmant que le document consulté par des médias locaux est issu d'un projet élaboré par l'équipe ministérielle du précédent cabinet de Nagib Mikati. « En réponse aux informations qui circulent sur l'existence d'un projet préparé par le gouvernement pour supprimer certaines institutions, organes et conseils publics, la présidence du Conseil des ministres affirme que ce projet avait été préparé par le gouvernement de Nagib Mikati », a indiqué le Grand sérail dans un communiqué. Il a également affirmé que ce projet « n'a pas été discuté par le gouvernement de Nawaf Salam et ne lui a jamais été présenté ».Ce démenti intervient à la...