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Politique - Cessez-Le-Feu Au Liban

Le Hezbollah a mis des civils en danger dans ses frappes contre Israël, accuse Human Rights Watch

Les avertissements qui ne donnent pas aux civils suffisamment de temps pour se rendre dans une zone plus sûre ne seraient pas considérés comme « efficaces » en vertu du droit international.

Le Hezbollah a mis des civils en danger dans ses frappes contre Israël, accuse Human Rights Watch

Un panache de fumée s’élève près de la ville israélienne de Metulla, à la suite d’une frappe provenant apparemment du Liban, le 11 novembre 2023. Hassan Fneich/AFP

Human Rights Watch a estimé que le Hezbollah avait mis des civils en danger en effectuant des frappes sur le territoire israélien pendant la guerre de 14 mois qui l’a opposé à l’État hébreu, dans un article publié vendredi sur son site, se basant essentiellement sur des données israéliennes.

« Le Hezbollah n’a pas pris les précautions nécessaires pour protéger les civils entre septembre et novembre 2024 (...). Il a utilisé des armes explosives dans des zones peuplées du nord d’Israël et n’a pas prévenu efficacement les civils des attaques », a écrit l’ONG investie dans la défense des droits de l’homme dans le monde.

« Les attaques meurtrières et illégales de l’armée israélienne au Liban ne donnent pas au Hezbollah un laissez-passer pour mettre en danger les civils en tirant des armes explosives sur le nord d’Israël », a déclaré Adam Coogle, directeur adjoint de Human Rights Watch pour le Moyen-Orient. « Une enquête internationale sur le respect des lois de la guerre par Israël et le Hezbollah est une étape nécessaire pour s’assurer que les responsables de crimes éventuels rendent des comptes », a-t-il ajouté. Pour résumer, l’ONG estime que le Hezbollah n’a pas suffisamment prévenu les civils de ses attaques, alors qu’il emploie majoritairement des munitions sans système de guidage.

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Démarche insuffisante

Si l’ONG constate que le parti chiite a bien lancé un avertissement destiné à 22 localités du nord d’Israël, elle estime que cette démarche n’était pas suffisante. « Les avertissements qui ne donnent pas aux civils suffisamment de temps pour se rendre dans une zone plus sûre ne sont pas considérés comme “efficaces” en vertu du droit international. Des avertissements généraux sans rapport avec une attaque imminente ne peuvent pas être considérés comme “efficaces” et peuvent au contraire susciter la peur de manière inappropriée », a estimé l’ONG.

La même critique pourrait être adressée à l’armée israélienne. Si cette dernière a bien émis de nombreux avertissements avant des frappes dans des zones civiles, elle n’a parfois pas laissé assez de temps aux habitants pour évacuer les lieux. Elle a de plus, à de nombreuses reprises, effectué des frappes sans aucun avertissement préalable, dont les deux bombardements massifs en plein cœur de la banlieue sud de Beyrouth destinés à assassiner l’ancien secrétaire général du Hezbollah et son successeur désigné, les 27 septembre et 3 octobre.

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S’agissant de la partie centrée sur le Hezbollah, l’ONG a basé son constat sur des témoignages de quelques habitants d’une zone située près de la localité frontalière israélienne de Metulla, et des données publiées le 6 octobre dernier par Israël, faisant état de 12 400 projectiles tirés vers Israël depuis le Liban entre le 7 octobre 2023 et le 2 octobre 2024, qui auraient tué au moins 30 civils. Elle revient sur la frappe de Majdel Chams, localité druze sur le plateau du Golan annexé par Israël, qui a tué 12 enfants, qu’Israël attribue au Hezbollah mais dont ce dernier dément toute responsabilité, tandis que la possibilité que le drame ait été provoqué par un projectile tiré par le parti chiite sur une base militaire voisine et intercepté par l’armée israélienne n’est pas formellement écartée.

L’ONG souligne également qu’entre « fin septembre et novembre 2024, des salves d’attaques du Hezbollah ont tué au moins 15 civils et en ont blessé beaucoup d’autres », en citant cette fois ses propres données « compilées à partir des rapports des médias ». « Certaines des zones où des civils ont été tués n’ont pas fait l’objet de l’avertissement d’évacuation lancé par le Hezbollah le 26 octobre. »

L’article publié par l’ONG évoque également les critiques précédemment formulées par Human Rights Watch sur les bombardements israéliens massifs qui ont dévasté le Liban-Sud, la Békaa et la banlieue sud de Beyrouth, faisant plus de 4 000 morts, selon un décompte encore provisoire sur la période allant du 8 octobre 2023 jusqu’à maintenant. L’armée israélienne a effectué plusieurs frappes au Liban-Sud et dans la Békaa malgré l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre dernier. Elle précise que ces dernières attaques ont fait au moins 59 morts, selon les informations disponibles. En termes de dégâts, Israël évalue la facture à 2,5 milliards de dollars sur les seuls bâtiments et infrastructures civiles principalement dans le nord du pays, selon de récentes estimations officielles. Au Liban, cette facture a atteint 6,8 milliards selon une évaluation publiée vendredi par la Banque mondiale.

Human Rights Watch a estimé que le Hezbollah avait mis des civils en danger en effectuant des frappes sur le territoire israélien pendant la guerre de 14 mois qui l’a opposé à l’État hébreu, dans un article publié vendredi sur son site, se basant essentiellement sur des données israéliennes. « Le Hezbollah n’a pas pris les précautions nécessaires pour protéger les civils entre septembre et novembre 2024 (...). Il a utilisé des armes explosives dans des zones peuplées du nord d’Israël et n’a pas prévenu efficacement les civils des attaques », a écrit l’ONG investie dans la défense des droits de l’homme dans le monde. « Les attaques meurtrières et illégales de l’armée israélienne au Liban ne donnent pas au Hezbollah un laissez-passer pour mettre en danger les civils en tirant des armes explosives...
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