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Politique - Liban

Salam au Liban-Sud : Pas de stabilité durable sans retrait total de l'armée israélienne

Le Premier ministre libanais est en tournée dans le sud du pays, notamment à Tyr, Marjeyoun, Khiam et Nabatiyé.

Salam au Liban-Sud : Pas de stabilité durable sans retrait total de l'armée israélienne

Nawaf Salam à son arrivée dans une caserne de l'armée au Liban-Sud, vendredi 28 février 2025. Photo ANI

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a affirmé vendredi, lors d'une tournée au Liban-Sud, qu'il n'y aurait pas de « stabilité durable » sans un retrait complet de l'armée israélienne des points qu'elle continue d'occuper, sur des hauteurs qu'elle qualifie de « stratégiques ».

M. Salam a fait cette déclaration en s'adressant à des habitants de Dhaïra, village dont la partie sud, totalement détruite, est occupée par les troupes israéliennes, à l'instar d'au moins cinq autres positions de la bande frontalière. Ces habitants ont manifesté à Tyr devant la caserne Benoit Barakat, où le chef du gouvernement s'est entretenu avec des officiers de l'armée libanaise, afin de réclamer que les autorités « fassent pression » pour un retrait israélien total du territoire libanais.

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Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), M. Salam s'est adressé aux manifestants à la sortie de la caserne et a réaffirmé « l'engagement du gouvernement » d'œuvrer pour un retour rapide des habitants des villages détruits par les bombardements israéliens : « Ce n'est pas une promesse, mais un engagement de ma part et du gouvernement. Nous vous promettons un retour en toute sécurité dans vos maisons et confirmons l'engagement du gouvernement dans le processus de reconstruction pour que ce retour se fasse dans la dignité, comme cela a été mentionné dans la déclaration ministérielle », a-t-il déclaré, en ajoutant que « le gouvernement cherche à gagner la confiance du peuple par des actes et pas seulement par des mots ». « Le gouvernement a commencé, avant de recevoir la confiance, à mobiliser tout le soutien arabe et international pour forcer l'ennemi à se retirer de nos territoires et des cinq points car il n'y a pas de stabilité réelle et durable sans le retrait complet d'Israël », a-t-il poursuivi en disant espérer pouvoir bientôt se rendre dans les villages frontaliers.

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Le Premier ministre avait été reçu, à la caserne de Tyr, par le commandant en chef par intérim de l'armée, le général de division Hassane Audeh, et le commandant du secteur sud du Litani, le général de brigade Edgar Lawandos, qui représente la troupe au sein du comité de supervision des modalités du cessez-le-feu.

Le Premier ministre a notamment rendu hommage aux « héros » de l'armée et à ses « martyrs innocents », dans son discours à la caserne de Tyr. « Vous êtes l'épine dorsale de la souveraineté et de l'indépendance » du Liban, a-t-il lancé, selon des propos publiés sur son compte X. « Aujourd'hui, l'armée libanaise remplit pleinement ses fonctions et renforce son déploiement avec détermination afin de consolider la stabilité dans le Sud et le retour de notre peuple dans ses villages et ses maisons », a-t-il ajouté, affirmant que son gouvernement va œuvrer à renforcer la troupe, via des recrutements et une amélioration de son équipement et des conditions de vie des militaires.

« Nous sommes venus voir par nous-mêmes »

M. Salam a par la suite tenu des réunions avec des officiers de haut rang à la caserne François el-Hajj de Marjeyoun, avant de se rendre à Khiam, où il a pris connaissance de l'étendue des destructions causées par l'offensive israélienne. Il a eu un dialogue rapide avec des habitants du village, qui ont proclamé leur adhésion à la libération de tout le Sud et leur opposition à toute présence de l'armée israélienne sur le sol libanais. Le chef du gouvernement a ainsi affirmé que « l'armée libanaise remplit pleinement ses fonctions et est la seule autorisée à protéger et à défendre la patrie ».

Après sa visite à Khiam, M. Salam s'est dirigé sur la route dite de Khardali en direction de Nabatiyé, avec la délégation ministérielle qui l'accompagne, composée de Tamara el-Zein (Environnement), Joe Saddi (Énergie) et Fayez Rassamni (Travaux publics et Transports).

À Nabatiyé, le locataire du Grand Sérail a été accueilli par le gouverneur par intérim, le Dr Houweida al-Turk, avec qui il a visité le vieux souk de la ville, largement détruit par les bombardements israéliens.

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Alors qu'il déambulait dans les rues adjacentes au marché, M. Salam a de nouveau été interpellé par des habitants, avec qui il a eu des conversations rapides. « Nous sommes venus aujourd'hui à Nabatiyé pour deux raisons : d'abord pour écouter les citoyens, après ceux de Tyr et de Khiam, et ensuite pour voir de nos propres yeux la destruction des maisons et du souk, des écoles, des routes en plus des terres agricoles brûlées ». « Il y a certainement une différence entre ce que vous voyez de vos propres yeux et ce que vous lisez et entendez, et je dis en mon nom et au nom de mes collègues du gouvernement que cette situation ne fait que renforcer notre détermination à accélérer le processus de reconstruction », a ajouté le chef du gouvernement.

Plusieurs vidéos des rencontres de M. Salam avec des habitants du Sud ont circulé sur les réseaux sociaux, l'une d'entre elles montrant un homme prenant à partie le Premier ministre et lui demandant s'il pouvait « récupérer Tallet Hamames », l'une des positions qu'Israël continue d'occuper près de Khiam, « par le dialogue ». « Je récupérerai mes terres par la résistance », a encore lancé cet homme, alors que le Hezbollah exhorte régulièrement les autorités à prendre une « position ferme » face à l'Etat hébreu. 

L'accord de cessez-le-feu, conclu fin novembre après plus de 13 mois de conflit entre le Hezbollah et Israël, stipule que l'armée et les forces de sécurité sont les seules entités autorisées à porter des armes ou à déployer des troupes dans le sud du Liban. L'armée israélienne demeure positionnée sur au moins cinq hauteurs en territoire libanais, malgré son retrait du Liban-Sud le 18 février.

Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a affirmé vendredi, lors d'une tournée au Liban-Sud, qu'il n'y aurait pas de « stabilité durable » sans un retrait complet de l'armée israélienne des points qu'elle continue d'occuper, sur des hauteurs qu'elle qualifie de « stratégiques ».M. Salam a fait cette déclaration en s'adressant à des habitants de Dhaïra, village dont la partie sud, totalement détruite, est occupée par les troupes israéliennes, à l'instar d'au moins cinq autres positions de la bande frontalière. Ces habitants ont manifesté à Tyr devant la caserne Benoit Barakat, où le chef du gouvernement s'est entretenu avec des officiers de l'armée libanaise, afin de réclamer que les autorités « fassent pression » pour un retrait israélien total du territoire libanais.Processus de reconstruction et retour...
commentaires (3)

Bravo M.Salam. Le Sud c'est aussi le Liban

Moi

22 h 32, le 28 février 2025

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Commentaires (3)

  • Bravo M.Salam. Le Sud c'est aussi le Liban

    Moi

    22 h 32, le 28 février 2025

  • De quand date la precedente visite d'un premier ministre au Sud-Liban ??????

    Michel Trad

    14 h 55, le 28 février 2025

  • Decidement, la parole isralienne ne vaut vraiment rien, comme celle americaine qui avait jure un retrait definitif le 18 fevrier. Esperons que la France nous armera pour que l on recupere la totalite de notre territoire

    Gaspard

    13 h 08, le 28 février 2025

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