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Politique - Liban-Sud

Mitri dément l'existence d'un « accord tacite » entre Washington, Tel-Aviv et Beyrouth

Axios disait tirer ses informations de responsables américains et israéliens, selon lesquels cet « accord tacite »  devait permettre à Israël de continuer à occuper cinq positions au Liban-Sud.

Mitri dément l'existence d'un « accord tacite » entre Washington, Tel-Aviv et Beyrouth

Un véhicule passant devant les décombres de Ramiyé au Liban-Sud, le 5 mars 2025. Photo AFP / MAHMOUD ZAYYAT

Le vice-président du Conseil des ministres libanais, Tarek Mitri, a démenti mercredi soir les informations publiées la veille sur le site d'informations Axios et faisant état d'un « accord tacite » entre les États-Unis, Israël et le Liban qui permettrait à l'armée israélienne de continuer d'occuper au moins cinq positions du Liban-Sud. 

Aucune garantie concernant le retrait total

Dans un entretien sur la chaîne al-Arabiya, M. Mitri a démenti ces informations du journaliste Barak Ravid et affirmé que « les Américains n'ont pas communiqué » avec Beyrouth. « Le Liban n'a pas reçu d'assurances ni de garanties de la part de Washington concernant le retrait total des Israéliens » des cinq points où ils sont toujours déployés, selon M. Mitri.

Axios disait tirer ses informations de responsables américains et israéliens, selon lesquels cet « accord tacite » avait été conclu pour permettre à l’armée israélienne de continuer à occuper cinq positions stratégiques au Liban-Sud « pendant plusieurs semaines ou mois », jusqu’à ce que l’armée libanaise « stabilise la situation ».

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Deux sources libanaises proches de la présidence avaient toutefois rejeté ces affirmations, selon le média The New Arab. Le président libanais nouvellement élu Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam réclament tous deux le retrait total de l’armée israélienne.

Cette dernière demeure positionnée sur au moins cinq points stratégiques en raison de leur hauteur en territoire libanais, malgré son retrait officiel du Liban-Sud le 18 février dernier, à l'expiration de la période d'application des modalités de l'accord de cessez-le-feu. Le ministre israélien de la Défense Israel Katz avait indiqué le 27 février que son pays avait reçu le « feu vert » des États-Unis pour rester dans certaines « zones tampons » au Liban et en Syrie « sans limite de temps et en fonction de la situation ». L'armée israélienne continue en outre de frapper régulièrement des cibles au Liban-Sud et dans la Békaa. 

Le vice-président du Conseil des ministres libanais, Tarek Mitri, a démenti mercredi soir les informations publiées la veille sur le site d'informations Axios et faisant état d'un « accord tacite » entre les États-Unis, Israël et le Liban qui permettrait à l'armée israélienne de continuer d'occuper au moins cinq positions du Liban-Sud. Aucune garantie concernant le retrait totalDans un entretien sur la chaîne al-Arabiya, M. Mitri a démenti ces informations du journaliste Barak Ravid et affirmé que « les Américains n'ont pas communiqué » avec Beyrouth. « Le Liban n'a pas reçu d'assurances ni de garanties de la part de Washington concernant le retrait total des Israéliens » des cinq points où ils sont toujours déployés, selon M. Mitri.Axios disait tirer ses informations de responsables...
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