Des bâtiments endommagés dans le quartier Qaboun, à Damas, en Syrie, le 4 mars 2025. REUTERS/Khalil Ashawi
L'envoyé spécial de l'ONU en Syrie, Geir Pedersen, a condamné mardi comme « inacceptables » les frappes aériennes israéliennes de lundi en Syrie.
« De telles actions sont inacceptables et risquent de déstabiliser davantage une situation déjà fragile, d'accroître les tensions régionales et de saper les efforts en vue d'une désescalade et d'une transition politique durable », a-t-il déclaré dans un communiqué.
M. Pedersen a appelé Israël à « cesser ses violations, à respecter ses obligations internationales et à s'abstenir de toute mesure unilatérale qui exacerbe le conflit ».
L'agence officielle syrienne SANA a fait état lundi de « frappes aériennes menées par des avions israéliens dans les environs de Tartous », dans l'ouest de la Syrie, l'armée israélienne ayant elle annoncé avoir frappé « un site militaire où étaient stockées des armes appartenant à l'ancien régime syrien dans la région de Qardaha ».
La ville de Qardaha, berceau de la famille de l'ex-président Bachar el-Assad, est située à quelque 60 km au nord de Tartous.
Après le renversement de ce dernier le 8 décembre par une alliance rebelle menée par le groupe radical islamiste Hayat Tahrir el-Cham (HTS), l'armée israélienne avait déjà mené des centaines frappes sur des sites militaires, affirmant vouloir éviter que l'arsenal de l'ancien pouvoir ne tombe entre des mains hostiles.
Dès la chute de Bachar el-Assad, Israël avait aussi envoyé des troupes dans la zone tampon démilitarisée du Golan, dans le sud-ouest de la Syrie, à la lisière de la partie de ce plateau occupée par Israël depuis la guerre de 1967 et annexée en 1981.
L'ONU considère la prise de contrôle de la zone tampon par Israël comme une « violation » de l'accord de désengagement de 1974.
Son envoyé pour la Syrie s'est dit mardi « profondément préoccupé par les violations continues de l'accord de désengagement des forces de 1974 ».
Il a exhorté « toutes les parties à respecter la souveraineté, l'unité, l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie ».
« Un dialogue constructif et un strict respect des accords internationaux et du droit international sont essentiels pour la sécurité en Syrie et dans la région dans son ensemble », a-t-il ajouté.


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