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Dernières Infos - Justice

Les familles des victimes du 4-août appellent Aoun et Salam à « mettre en œuvre leurs engagements »

L'association a organisé pour le troisième mois consécutif son traditionnel rassemblement près du port de Beyrouth.

Les familles des victimes du 4-août appellent Aoun et Salam à « mettre en œuvre leurs engagements »

Les familles des victimes de l’explosion meurtrière du 4 août 2020 au port de Beyrouth ont organisé leur traditionnel sit-in devant la zone portuaire de la capitale. Photo fournie par les familles

Les familles des victimes de l’explosion meurtrière du 4 août 2020 au port de Beyrouth ont organisé mardi pour le troisième mois consécutif leur traditionnel sit-in au pied de la statue de l’Émigré, en face de la zone portuaire de la capitale. Ce rassemblement avait été interrompu pendant plus de deux mois alors que la guerre faisait rage entre le Hezbollah et Israël.

Les manifestants ont salué les récentes déclarations du président Joseph Aoun, du premier ministre Nawaf Salam, et du ministre de la Justice Adel Nassar au sujet des « réformes judiciaires » à venir et de la « garantie de l'indépendance de la justice ». Ils ont enjoint les responsables à « mettre en œuvre leurs engagements », soulignant que « seule les faits pourront en attester ».

Alors qu'elle a commencé il y a quatre ans et demi, l'enquête judiciaire visant à déterminer les responsabilités de ce drame qui a coûté la vie à 235 personnes et blessé plus de 6 500 autres n’a toujours pas abouti. Le travail de la justice libanaise, et notamment du juge d'instruction Tarek Bitar en charge de l'enquête, a été ralenti, voire paralysé, par de nombreux obstacles et interférences politiques.

« Le succès de ce mandat repose sur la mise en œuvre des engagements pris en matière de réforme judiciaire et sur la garantie de l’indépendance de la justice. L’application de la loi et la reddition de comptes des corrompus et des responsables constituent les seuls moyens de sortir le Liban de ses crises, qu’elles soient grandes ou petites », ont écrit les familles dans le communiqué.

Les participants ont par ailleurs réaffirmé qu'ils plaçaient leurs espoirs en Joseph Aoun, élu le 9 janvier après plus de deux ans de vacance à la tête de l’État. Dans sa prestation de serment, le nouveau président avait notamment promis de travailler avec le prochain gouvernement pour renforcer l'indépendance de la justice, particulièrement sur le dossier sensible de cette enquête du port.

Les familles ont aussi salué Tarek Bitar, le juge d’instruction près la Cour de justice, qui a pris mi-janvier une initiative décisive pour la poursuite de ses investigations en engageant des poursuites contre douze responsables sécuritaires et fonctionnaires du port, convoqués pour des audiences ayant débuté le 7 février dernier.

L’association des familles a en outre appelé le procureur général près la Cour de cassation par intérim, le juge Jamal Hajjar, à « corriger les graves infractions commises à l’encontre de la loi ». « Le procureur général doit assumer pleinement ses responsabilités, être à la hauteur de la mission qui lui incombe et faciliter, dans un cadre légal, le travail qui lui est confié », ajoute le communiqué. Et le texte de conclure : « Nous ne nous tairons pas tant que la vérité ne sera pas révélée et que les responsables n’auront pas été traduits en justice. »

Les familles des victimes de l’explosion meurtrière du 4 août 2020 au port de Beyrouth ont organisé mardi pour le troisième mois consécutif leur traditionnel sit-in au pied de la statue de l’Émigré, en face de la zone portuaire de la capitale. Ce rassemblement avait été interrompu pendant plus de deux mois alors que la guerre faisait rage entre le Hezbollah et Israël.Les manifestants ont salué les récentes déclarations du président Joseph Aoun, du premier ministre Nawaf Salam, et du ministre de la Justice Adel Nassar au sujet des « réformes judiciaires » à venir et de la « garantie de l'indépendance de la justice ». Ils ont enjoint les responsables à « mettre en œuvre leurs engagements », soulignant que « seule les faits pourront en attester ».Alors qu'elle a commencé il y a quatre ans et demi,...