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Dernières Infos - Liban-Sud

Israël affirme avoir tué un « chef des commandos » du Hezbollah dans la région de Tyr

Une source au sein du Hezbollah avait affirmé à L'Orient-Le Jour que Khodr Saïd Hachem était « un combattant régulier ».

Des hommes éteignant une voiture frappée par un drone israélien à Rechknanay, dans le caza de Tyr au Liban-Sud, le 4 mars 2025. Photo ANI

L'armée israélienne a affirmé mardi avoir éliminé Khodr Saïd Hachem, qu'elle a décrit comme étant « le commandant des forces navales d'al-Radwan », l'unité d'élite du Hezbollah, dans une frappe de drone sur la région de Tyr (Liban-Sud). Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, le drone israélien a touché un véhicule qui se déplaçait à Rechknanay. Après, la frappe, des drones continuaient de survoler le secteur.

Le porte-parole arabophone de l'armée israélienne Avichay Adraee a affirmé sur la plateforme X que la victime de la frappe, Khodr Saïd Hachem, était impliquée dans des « activités terroristes contre l'État d'Israël et ses citoyens ». Selon lui, ce dernier « a rejoint les rangs du Hezbollah il y a deux décennies et occupé plusieurs fonctions au sein de parti. Il a joué un rôle-clé dans le transfert d'équipements de combat maritimes au Hezbollah et dans la planification d'opérations terroristes contre Israël, même pendant la trêve ».

Une source au sein du Hezbollah avait affirmé à L'Orient-Le Jour que la victime était « un combattant régulier », qu'elle a aussi identifié comme Khodr Saïd Hachem.

Le ministère de la Santé a confirmé un seul tué dans le raid, soulignant qu'il s'agit d'un bilan « préliminaire » et sans faire état de blessés. Des médias locaux évoquaient quant à eux neuf blessés.

« L'ennemi poursuit ses crimes »

Réagissant à cette agression, le député du Hezbollah, Hassan Ezzeddine, a déclaré dans un communiqué que « l'ennemi poursuit ses crimes et ses attaques répétées. Aujourd'hui, il a ciblé un véhicule civil après que le propriétaire ait déposé sa famille à domicile ». « Nous mettons cette attaque sous la responsabilité de la commission de supervision et du gouvernement libanais, en les appelant à mettre fin à cette escalade qui viole la souveraineté nationale », a ajouté M. Ezzeddine avant de demander : « Combien de temps l'État continuera-t-il à ignorer ces violations sans prendre de mesures ni adopter une position claire, malgré son engagement à défendre ses citoyens et protéger son peuple ? ».

La semaine dernière, l'armée israélienne avait annoncé avoir tué un membre du Hezbollah pro-iranien dans une frappe sur l'est du Liban, l'accusant d'être lié à du trafic d'armes en provenance de Syrie, en « violation » de la trêve.

Le cessez-le-feu est entré en vigueur le 27 novembre 2024, après plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah. Israël continue néanmoins de mener régulièrement des frappes en territoire libanais et les deux parties s'accusent mutuellement de violer la trêve. L'armée israélienne continue en outre d'occuper au moins cinq positions au Liban-Sud. 

L'armée israélienne a affirmé mardi avoir éliminé Khodr Saïd Hachem, qu'elle a décrit comme étant « le commandant des forces navales d'al-Radwan », l'unité d'élite du Hezbollah, dans une frappe de drone sur la région de Tyr (Liban-Sud). Selon notre correspondant Mountasser Abdallah, le drone israélien a touché un véhicule qui se déplaçait à Rechknanay. Après, la frappe, des drones continuaient de survoler le secteur.Le porte-parole arabophone de l'armée israélienne Avichay Adraee a affirmé sur la plateforme X que la victime de la frappe, Khodr Saïd Hachem, était impliquée dans des « activités terroristes contre l'État d'Israël et ses citoyens ». Selon lui, ce dernier « a rejoint les rangs du Hezbollah il y a deux décennies et occupé plusieurs fonctions au sein de parti. Il a joué un...