Un homme assis sur un cheval porte le nouveau drapeau syrien près du souk de Hamidiyé à Damas, le 3 mars 2025. LOUAI BESHARA/AFP
Des frappes israéliennes ont touché lundi la région de Tartous dans l'ouest de la Syrie, a rapporté l'agence officielle syrienne, l'armée israélienne annonçant de son côté avoir frappé un site militaire plus au nord.
L'agence SANA a fait état de « frappes aériennes menées par des avions israéliens dans les environs de Tartous », sans signaler de victimes dans l'immédiat, précisant que « la défense civile et des équipes spécialisées travaillent à confirmer les cibles ».
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) avait auparavant signalé une forte explosion près du port de Tartous, survolé par un avion « probablement israélien ».
Le chef de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, a déclaré à l'AFP que l'explosion s'était produite dans une base militaire proche du port.
L'armée israélienne a elle annoncé avoir frappé « un site militaire où étaient stockées des armes appartenant à l'ancien régime syrien (de Bachar el-Assad) dans la région de Qardaha en Syrie ».
La ville de Qardaha est située à quelque 60 km au nord de Tartous.
Israël a effectué des centaines de frappes en Syrie pendant la guerre civile, principalement contre les forces gouvernementales et des cibles liées à l'Iran, pays allié du président déchu Bachar el-Assad.
Après la chute de ce dernier le 8 décembre, chassé par une alliance rebelle menée par le groupe radical islamiste Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), l'armée israélienne a mené des centaines d'autres frappes sur des sites militaires, affirmant vouloir éviter que l'arsenal de l'ancien pouvoir ne tombe entre des mains hostiles.
Mardi dernier, elle a fait état de frappes contre des sites militaires dans le sud de la Syrie, quelques jours seulement après que le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, a exigé la démilitarisation de la zone.
Au moins deux personnes ont été tuées dans le bombardement visant l'un des sites, le quartier général d'une unité militaire au sud-ouest de Damas, avait alors indiqué l'Observatoire.


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