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Le Premier ministre français dénonce devant le Parlement la « brutalité » de Trump et loue « l'honneur » de Zelensky

Le Premier ministre français François Bayrou, le 3 mars 2025 à l'Assemblée nationale à Paris. Photo STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Le Premier ministre français François Bayrou a dénoncé lundi la « brutalité » de Donald Trump face à Volodymyr Zelensky, en ouverture d'un débat parlementaire sur l'Ukraine et la sécurité en Europe, dans laquelle la France doit selon lui jouer « un rôle central ».

Revenant sur l'altercation dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le Premier ministre a évoqué « une scène sidérante, marquée de brutalité, de volonté d'humiliation » du président ukrainien. Lequel « n'a pas plié » et dont « l'honneur » mérite « reconnaissance », a-t-il ajouté, applaudi par les députés français.

Depuis l'invasion russe de 2022, « nous avons basculé dans un autre monde ». Et avec le revirement américain, « c'est à nous, Européens, de garantir la sécurité et la défense de l'Europe », a-t-il lancé.

Car sur le Vieux continent, « nous sommes forts et nous ne le savons pas. Et nous nous comportons comme si nous étions faibles », a ajouté le chef du gouvernement.

« La France peut jouer dans l'édification de ce nouveau monde, de ce nouvel équilibre, un rôle central, mais elle ne le fera que si elle recouvre sa confiance et son unité », a conclu François Bayrou.

Annoncés mi-février, ces débats à l'Assemblée nationale (chambre basse du Parlement) - sans vote - prennent une nouvelle dimension après l'altercation de vendredi entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, et le sommet de leaders européens autour du Premier ministre britannique Keir Starmer dimanche à Londres.

L'ambassadeur d'Ukraine en France assiste aux débats depuis les tribunes.

Parmi les oratrices des groupes, Marine Le Pen (Rassemblement national, extrême droite) a salué l' »héroïsme » de la résistance ukrainienne face à « l'indéfendable agression russe », mais elle a également évoqué « l'intransigeance occidentale vis-à-vis de la Russie ».

« Nous ne pourrons jamais soutenir une chimérique défense européenne », pas plus que « l'envoi de troupes françaises combattantes sur le sol ukrainien », « une folie », a-t-elle par ailleurs réaffirmé, également opposée au « partage » de la dissuasion nucléaire française avec les Européens.

« L’Ukraine brûle, et encore vous regardez ailleurs », a rétorqué Gabriel Attal (Renaissance, parti présidentiel de Macron), dénonçant « l'instinct capitulard » du Rassemblement national.

« Accélérons le processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union européenne », a prôné l'ancien Premier ministre, qui a aussi appelé la France à « reconsidérer [sa] position » sur « les avoir russes gelés ». 

Le président du groupe socialiste Boris Vallaud a ensuite prôné « un grand emprunt commun de 500 milliards » d'euros en Europe, avec des règles budgétaires « revues », et demandé, en France que la loi de programmation militaire soit « actualisée ».

Dimanche à Londres, le Premier ministre britannique Keir Starmer a indiqué que le Royaume-Uni et la France travaillaient avec l'Ukraine sur un plan pour « cesser les combats ».

Le Premier ministre français François Bayrou a dénoncé lundi la « brutalité » de Donald Trump face à Volodymyr Zelensky, en ouverture d'un débat parlementaire sur l'Ukraine et la sécurité en Europe, dans laquelle la France doit selon lui jouer « un rôle central ».Revenant sur l'altercation dans le Bureau ovale de la Maison Blanche, le Premier ministre a évoqué « une scène sidérante, marquée de brutalité, de volonté d'humiliation » du président ukrainien. Lequel « n'a pas plié » et dont « l'honneur » mérite « reconnaissance », a-t-il ajouté, applaudi par les députés français.Depuis l'invasion russe de 2022, « nous avons basculé dans un autre monde ». Et avec le revirement américain, « c'est à nous, Européens, de garantir la sécurité et la défense de l'Europe », a-t-il...