Un supporter montre un signe de victoire après que le leader emprisonné du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Ocalan, 75 ans, a appelé le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) à se désarmer et à se dissoudre à Diyarbakir, dans le sud-est de la Turquie, le 27 février 2025. Photo AFP/ILYAS AKENGIN
L'Iran a salué vendredi l'appel du fondateur et chef du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), Abdullah Öcalan, emprisonné en Turquie, à déposer les armes et à la dissolution mouvement, saluant une avancée vers un « renoncement à la violence ».
Le dirigeant historique de cette organisation a appelé jeudi à tourner la page de la lutte armée après quatre décennies de guérilla contre l'Etat turc qui considère le PKK comme une organisation « terroriste ».
Il s'agit d'une « étape importante vers le renoncement à la violence », a réagi dans un communiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei.
L'Iran « salue tout processus menant à l'arrêt du terrorisme et au renforcement de la sécurité en Turquie voisine », a-t-il ajouté, exprimant l'espoir que cette évolution « ait également des effets positifs dans la région ».
Début février, le ministre iranien du Renseignement, Esmail Khatib, s'est entretenu avec le chef des services de renseignement turcs, Ibrahim Kalin, sur « la lutte contre les organisations terroristes, en particulier le PKK et Daech », un acronyme en arabe pour désigner le groupe jihadiste Etat islamique.
Téhéran accuse les groupes kurdes iraniens de lancer des attaques contre les forces iraniennes et de fomenter des troubles en Iran.


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