Des fidèles portent des pots de lait sur la tête alors qu'ils participent à une procession pour célébrer le festival hindou de Maha Shivratri à Chennai, le 26 février 2025. Photo AFP/R.SATISH BABU
La liberté a globalement reculé dans le monde l'année dernière, alors que l'autoritarisme renforce son emprise, mais l'Asie du Sud se distingue par quelques améliorations notables, indique mercredi l'organisation américaine de promotion de la démocratie Freedom House. Dans son rapport annuel, le groupe de recherche basé à Washington élève deux pays au rang de ceux dits "libres": le Sénégal et le Bhoutan, le royaume himalayen qui a consolidé sa transition vers la démocratie grâce à des élections.
L'organisation à but non lucratif mais qui reçoit des subventions du gouvernement américain établit chaque année un classement, sur la base d'un index incluant pour chaque pays le degré de démocratie et des libertés civiles.
Si le petit royaume du Bhoutan est le seul pays d'Asie du Sud classé comme libre, Freedom House note des progrès dans d'autres pays de la région comme le Bangladesh ou encore le Sri Lanka, où Anura Kumara Dissanayake a été élu président sur un programme de lutte contre la corruption après avoir brisé l'emprise des deux partis qui dominaient depuis longtemps.
L'amélioration la plus notable de l'indice, qui prend en compte à la fois les pays et les territoires, a été enregistrée au Cachemire sous administration indienne, où des élections se sont tenues pour la première fois depuis que le gouvernement nationaliste hindou de New Delhi a révoqué le statut spécial de la région à majorité musulmane en 2019.
Mais, selon Freedom House, l'Inde du Premier ministre Narendra Modi prise dans son ensemble a connu une nouvelle détérioration. L'organisation avait rétrogradé en 2021 la plus grande démocratie du monde de "libre" à "partiellement libre".
Il s'agit de la 19e année consécutive de recul de la liberté dans le monde, selon Yana Gorokhovskaia, co-autrice du rapport.
Le Bangladesh et la Syrie, où des combattants islamistes ont renversé Bachar el-Assad en décembre, ont connu des améliorations notables en matière de libertés civiles, mais il faudra plus de temps pour obtenir des avancées en matière de représentation politique, selon elle. Les droits politiques "dépendent largement des institutions. Et celles-ci sont faciles à détruire, mais très difficiles à construire", a-t-elle affirmé.
La Jordanie, qui est passée du statut de pays "non libre" à celui de pays "partiellement libre", est un rare point positif au Moyen-Orient. En revanche, quatre pays ont été rétrogradés de "partiellement libre" à "non libre" : le Koweït, le Niger, la Tanzanie et la Thaïlande.
Le Niger est passé sous l'emprise de l'armée après le coup d'Etat en 2023 qui a chassé le président élu Mohamed Bazoum. La Tunisie, le Salvador et Haïti ont également connu de fortes baisses.
Le seul pays qui obtient une note parfaite de 100 pour la liberté est la Finlande, suivie de près par la Nouvelle-Zélande, la Norvège et la Suède, avec 99.
La liberté a globalement reculé dans le monde l'année dernière, alors que l'autoritarisme renforce son emprise, mais l'Asie du Sud se distingue par quelques améliorations notables, indique mercredi l'organisation américaine de promotion de la démocratie Freedom House. Dans son rapport annuel, le groupe de recherche basé à Washington élève deux pays au rang de ceux dits "libres": le Sénégal et le Bhoutan, le royaume himalayen qui a consolidé sa transition vers la démocratie grâce à des élections.
L'organisation à but non lucratif mais qui reçoit des subventions du gouvernement américain établit chaque année un classement, sur la base d'un index incluant pour chaque pays le degré de démocratie et des libertés civiles.
Si le petit royaume du...


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin