Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Libertés

L'écrivain Boualem Sansal "pas en grève de la faim", selon le bâtonnier d'Alger

L'écrivain français Sylvain Tesson prenant la parole d'un événement en soutien à Boualem Sansal, le 18 février 2025 à l'Institut du Monde Arabe de Paris. Behrouz MEHRI / AFP

L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, incarcéré depuis mi-novembre en Algérie, n'a pas entamé de grève de la faim ni arrêté son traitement, comme l'a affirmé son avocat à Paris, et compte se défendre seul, selon le bâtonnier d'Alger Mohamed Baghdadi.

« Contrairement à ce qui a été écrit, il n'est pas en grève de la faim. Et c'est tant mieux pour lui, parce que cela aurait été préjudiciable à sa santé », a affirmé mardi Me Baghdadi au journal algérien El Watan.

Selon l'avocat français de l'écrivain, Me François Zimeray, M. Sansal a entamé une grève de la faim « en raison de pressions exercées contre lui pour changer d'avocat », une information démentie par Me Baghdadi.

M. Sansal a « adressé un courrier au juge d'instruction, dont l'objet est la déconstitution de l'ensemble de ses avocats, y compris Me Zimeray », a affirmé le bâtonnier, selon qui « M. Sansal a écrit qu'il voulait se défendre seul ».

Par ailleurs, Boualem Sansal « n'a pas arrêté son traitement » médical, a assuré Me Baghdadi, démentant des déclarations de l'avocat français.

« Selon le professeur désigné pour superviser ses soins et sa prise en charge médicale, avec lequel j'ai discuté, le protocole suivi pour le traitement de son cancer a commencé à donner de bons résultats », a précisé le bâtonnier.

« Ce qui me surprend, c'est que Me Zimeray continue de dire qu'il est toujours son avocat, alors qu'officiellement, il y a cette lettre de déconstitution datant d'une semaine », a ajouté Me Baghdadi, qui s'est dit « peiné » de la décision de l'écrivain concernant ses avocats.

« On n'y peut rien. Mais qu'il ait au moins un ou plusieurs confrères pour sa défense », a-t-il dit.

Interrogé mardi par l'AFP, François Zimeray s'est refusé à tout commentaire.

Cet avocat parisien, mandaté par les Éditions Gallimard, dénonce depuis le début de la procédure le refus de l'Algérie de lui accorder un visa, entre autres « atteintes aux droits de la défense ».

Il n'a pu rencontrer Boualem Sansal à aucun moment depuis son arrestation à l'aéroport d'Alger à la mi-novembre.

L'écrivain est poursuivi en vertu de l'article 87 bis du Code pénal, qui sanctionne en Algérie « comme acte terroriste ou subversif, tout acte visant la sûreté de l'État, l'intégrité du territoire, la stabilité et le fonctionnement normal des institutions ».

Selon le quotidien français Le Monde, le pouvoir algérien aurait mal pris ses déclarations au média français Frontières, réputé d'extrême droite, reprenant la position du Maroc selon laquelle le territoire de ce dernier pays aurait été tronqué sous la colonisation française au profit de l'Algérie.

Boualem Sansal a longtemps affirmé être né en 1949, ce qui lui donnerait aujourd'hui 75 ans. Son éditeur Antoine Gallimard avait indiqué en décembre qu'il était en réalité né en 1944 et avait donc 80 ans.

L'écrivain franco-algérien Boualem Sansal, incarcéré depuis mi-novembre en Algérie, n'a pas entamé de grève de la faim ni arrêté son traitement, comme l'a affirmé son avocat à Paris, et compte se défendre seul, selon le bâtonnier d'Alger Mohamed Baghdadi.« Contrairement à ce qui a été écrit, il n'est pas en grève de la faim. Et c'est tant mieux pour lui, parce que cela aurait été préjudiciable à sa santé », a affirmé mardi Me Baghdadi au journal algérien El Watan. Selon l'avocat français de l'écrivain, Me François Zimeray, M. Sansal a entamé une grève de la faim « en raison de pressions exercées contre lui pour changer d'avocat », une information démentie par Me Baghdadi.M. Sansal a « adressé un courrier au juge d'instruction, dont l'objet est la déconstitution de l'ensemble de...