Sur cette banderole à Saïda, sur laquelle figurent les photos de Rafic Hariri (à droite) et de son fils Saad, on peut lire : « L’Etat de la modération… et de l’arabité avant tout. » Photo Mountasser Abdallah
Le secrétaire général du Courant du Futur, Ahmad Hariri, qui a a conclu sa tournée au Liban-Nord mardi a affirmé que le discours de l'ancien Premier ministre Saad Hariri, lors de la commémoration des vingt ans de l'assassinat de Rafic Hariri, « sera un discours fondateur ».
Lors d'une réunion avec des cadres du Futur à Koura, Zghorta et Batroun, Ahmad Hariri a évoqué les changements en cours au Liban et dans la région, avant d'ajouter qu'ils « seront abordés par Saad Hariri dans son discours du 14 février ». « Un discours qui sera pour nous fondateur pour la phase suivante, l'après-14 février », a-t-il ajouté selon des propos rapportés par l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).
Mardi soir, l'Ani a annoncé l’arrivée de M. Hariri à Beyrouth. Le fils de Rafic Hariri, vit hors du Liban et a officiellement suspendu toute activité politique en 2022. La commémoration des 20 ans de l'assassinat de son père, le 14 février 2005, dans un attentat à la camionnette piégée à Beyrouth, doit avoir lieu vendredi au mausolée de la mosquée Mohammed el-Amine, dans le centre-ville de Beyrouth.
À quelques jours du 14 février, des banderoles ont été accrochées à travers Saïda, capitale du Liban-sud et fief des Hariri, rapporte notre correspondant dans la région, Mountasser Abdallah. « Nous revenons et le 'Futur' est devant nous », peut-on lire sur l'une des banderoles, en allusion au « Courant du Futur », fondé par Rafic Hariri.
Le coordinateur du Courant du Futur à Saïda et dans le Liban-Sud, Mazen Hachicho, a lui appelé les partisans et les sympathisants « à une vaste participation » à la commémoration du 14 février. Il a rappelé que Saïda « est la ville natale du fondateur de ce courant ». « Cette année, la commémoration sera différente des autres années, étant donné les changements dans la région, le dernier étant la chute du régime de Bachar el-Assad en Syrie, et le discours de Saad Hariri sera lui aussi différent des années précédentes », a-t-il estimé.
M. Hachicho a précisé à cette occasion les points de rassemblement à Saïda, Zahrani et Tyr pour ceux qui sont désireux de se déplacer jusqu’à la place des Martyrs à Beyrouth vendredi.
L’ancien Premier ministre avait été assassiné par l’explosion d’une charge de 1000 kilos de TNT en plein Beyrouth, le 14 février 2005, il y a tout juste vingt ans. Son assassinat avait marqué un point de rupture au Liban, faisant basculer une large frange de la population dans le camp antisyrien, étant donné les soupçons qui pesaient sur le régime syrien en ce temps-là. Celui-ci avait retiré ses troupes du Liban peu après, en avril 2005, après quinze ans de tutelle sur le pays. Un tribunal international spécial, créé pour trancher l’affaire, a conclu plusieurs années plus tard à la culpabilité d’un membre du Hezbollah, allié de la Syrie au Liban.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin