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Dernières Infos - Droits Humains

Le Haut-Commissariat de l'ONU a besoin de 500 millions de dollars en plus

Le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Volker Türk, s'exprime lors d'une conférence de presse à Damas, le 15 janvier 2025. Photo AFP / LOUAI BESHARA

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme a estimé jeudi que ses services auraient besoin en 2025 de 500 millions de dollars en plus de son budget ordinaire pour relever les défis considérables dans ce domaine. "Des vies sont en jeu si nous n'investissons pas dans les droits de l'Homme", a affirmé Volker Türk.

S'adressant aux représentants des pays aux Nations unies à Genève, il a souligné le travail vital accompli par son personnel en 2024, année de crise dans de nombreux lieux de la planète, de Gaza à l'Ukraine en passant par le Soudan et la Birmanie. Il a averti ne pas s'attendre en 2025 "à un relâchement des défis": "dans ce monde divisé et polarisé, les droits de l'Homme (...) doivent être l'une des principales priorités dans le monde entier", a-t-il jugé.

Les 2.000 personnes travaillant pour le Haut-Commissariat dans 92 pays ont mené quelque 11.000 missions de surveillance des droits de l'Homme et observé près de 1.000 procès en 2024. Et leurs activités de plaidoyer ont contribué à la libération de 3.145 personnes détenues arbitrairement, a-t-il précisé. Son personnel a également documenté quelque 15.000 situations de violations des droits et soutenu plus de 10.000 survivants de formes contemporaines d'esclavage et plus de 49.000 survivants de la torture et leurs familles, a-t-il ajouté.

M. Türk a expliqué que ses services auront besoin de 500 millions de dollars en plus des ressources qu'il reçoit par le biais du budget ordinaire de l'ONU pour accomplir son travail en 2025. Il avait demandé le même montant l'année dernière, mais n'avait reçu que 269 millions de dollars. Cela a représenté "4% de moins qu'en 2023", a-t-il déclaré, ajoutant que ses services avaient été contraints "de dépenser (leurs) réserves pour passer l'année".

Un certain nombre de pays ont exprimé leur soutien et promis de continuer à financer ses actions, lors de l'événement de jeudi. Les États-Unis, plus grand donateur d'aide étrangère au monde mais dont les financements à venir inquiètent, ne figurent pas parmi ces pays. Le président américain Donald Trump a signé un décret le jour de son investiture, ordonnant un gel de l'aide étrangère des Etats-Unis pour 90 jours, le temps d'un réexamen complet de celle-ci afin de juger de sa conformité avec la politique qu'il entend mener. Washington avait donné l'an passé 36 millions de dollars en soutien volontaire au Haut-Commissariat des droits de l'ONU, en plus de sa contribution au budget ordinaire de l'ONU.

Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l'Homme a estimé jeudi que ses services auraient besoin en 2025 de 500 millions de dollars en plus de son budget ordinaire pour relever les défis considérables dans ce domaine. "Des vies sont en jeu si nous n'investissons pas dans les droits de l'Homme", a affirmé Volker Türk.

S'adressant aux représentants des pays aux Nations unies à Genève, il a souligné le travail vital accompli par son personnel en 2024, année de crise dans de nombreux lieux de la planète, de Gaza à l'Ukraine en passant par le Soudan et la Birmanie. Il a averti ne pas s'attendre en 2025 "à un relâchement des défis": "dans ce monde divisé et polarisé, les droits de l'Homme (...) doivent être l'une des principales priorités dans le monde entier", a-t-il...