Un combattant jihadiste, le 4 avril 2013, à Aziza, en périphérie sud d’Alep. Photo AFP
Le petit groupe jihadiste Hurras al-Din, branche syrienne d'el-Qaëda, a annoncé sa dissolution dans un communiqué mis en ligne, expliquant avoir pris cette décision à la suite de la chute du régime de Bachar el-Assad.
Le groupe, placé sur la liste américaine des « organisations terroristes », a affirmé que sa dissolution intervenait « par décision du commandement général d'el-Qaëda ».
El-Qaëda n'a pas annoncé de nouveau chef depuis la mort de son dirigeant Ayman al-Zawahiri dans une frappe américaine en 2022.
Hurras al-Din, qui se présente pour la première fois comme « la branche d'el-Qaëda en Syrie », a indiqué que sa dissolution avait été décidée « à la lumière des développements » en Syrie.
Une coalition rebelle dirigée par le groupe islamiste radical Hay'at Tahrir el-Cham (HTC), a pris le pouvoir à Damas après avoir renversé Bachar el-Assad le 8 décembre.
Les nouvelles autorités syriennes ont annoncé leur volonté de voir tous les formations armées se dissoudre.
Hurras al-Din, qui comprend des jihadistes étrangers était basé dans des zones montagneuses du nord-ouest de la Syrie, qui était un bastion des rebelles avant leur prise du pouvoir à Damas.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), le groupe « a annoncé sa dissolution pour ne pas entrer dans un conflit armé avec HTC ».
Hurras al-Din avait été fondé en février 2018 selon SITE Intelligence Group, spécialisé dans la surveillance des sites islamistes, près de deux ans après la rupture entre le Front al-Nosra, dont est issu HTC, et el-Qaëda.
Le groupe est placé sur la liste des organisations terroristes par les Etats-Unis et la tête de ses dirigeants avant été mise à prix par le Trésor.
En août 2024, les forces américaines avaient annoncé avoir abattu un haut responsable de ce groupe, Abu Abdul Rahman al-Makki, l'accusant d'être « en charge des opérations terroristes en Syrie ».

