Des Palestiniens, qui avaient été déplacés vers le sud sur ordre d'Israël pendant la guerre, retournent dans leurs foyers dans le nord de Gaza, dans un contexte de cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, dans le centre de la bande de Gaza, le 27 janvier 2025. REUTERS/Ramadan Abed.
Le retour de déplacés palestiniens dans le nord de la bande de Gaza lundi a été salué comme une « victoire » par le Hamas tandis que Israël mettait en garde contre toute violation du cessez-le feu.
Depuis 07H00 (05H00 GMT), une marée humaine de déplacés bloqués depuis des mois dans le sud de la bande de Gaza est en train de transiter à pied vers chez eux par la route côtière au niveau de Nousseirat, après l'autorisation donnée par Israël à ce retour dans le cadre de la trêve avec le Hamas entrée en vigueur le 19 janvier, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Ce retour est une « victoire » contre « les plans d'occupation » de ce territoire et de « déplacement » forcé des Palestiniens, a déclaré lundi le mouvement islamiste palestinien Hamas. « Le retour des déplacés est une victoire pour notre peuple et signe l'échec et la défaite des plans d'occupation et de déplacement », a-t-il ajouté.
« Ce retour est une réponse à tous ceux qui rêvent de déplacer notre peuple », a de son côté affirmé le Jihad islamique.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a quant à lui prévenu dans un message sur le réseau social X que les accords de cessez-le-feu seraient appliqués de « façon stricte » dans la bande de Gaza et au Liban. « Quiconque enfreindra les règles ou menacera les forces de l'armée israélienne paiera un prix élevé. Nous ne permettrons pas un retour à la réalité du 7 octobre », a-t-il écrit peu après le début du retour des déplacés gazaouis vers le nord de la bande de Gaza, en référence à l'attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023.
De son côté, l'ex-ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite), a estimé sur X que les images du retour des Gazaouis étaient des « images de victoire » pour le Hamas et une « autre partie humiliante » de l'accord de cessez-le-feu auquel il était opposé.


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