L'ancien gouverneur de la Banque du Liban Riad Salamé, photographié en décembre 2021. Joseph Eid/AFP
La chambre d'accusation de Beyrouth présidée par Nassib Élia a rejeté mardi 7 janvier un recours en appel contre une décision du premier juge d'instruction de Beyrouth Bilal Halaoui, de refuser la remise en liberté de l'ex-gouverneur de la Banque du Liban (BDL), selon une source proche du dossier. Ce dernier avait soumis, à la mi-décembre, une demande en ce sens, que le juge Halaoui a rejetée quelques jours plus tard. Cela a poussé M. Salamé à contester ce refus devant la chambre d'accusation.
L'ancien patron de la Banque centrale avait été arrêté en septembre dernier dans le cadre de l'affaire du « compte de consultations » de la BDL, connue sous le nom d'Optimum Invest, une société de courtage basée au Liban.
Riad Salamé avait effectué ce nouveau recours en appel courant décembre, après le rejet des précédents. Il avait été arrêté le 9 septembre dernier pour soupçons de malversations financières liées à un compte intitulé « Consultations » au sein de la BDL. L’ancien patron de la Banque du Liban, également accusé par une partie de l'opinion publique et des observateurs internationaux d'avoir mené une politique monétaire qui a plongé le pays dans la crise qui a éclaté en 2019, clame son innocence concernant des transactions portant sur environ 44 millions de dollars, qui auraient été transférés du compte précité vers des comptes privés. Il est également ciblé par plusieurs enquêtes à l'étranger, notamment en France et en Allemagne, dans des affaires liées à la façon dont il aurait acquis certains éléments de son patrimoine lors de son long passage à la tête de la BDL, de 1993 à 2023.



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