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Une influenceuse franco-algérienne jugée en mars pour "menaces de mort"

Une influenceuse franco-algérienne jugée en mars pour

Frédéric Lalliard, avocat de l'influenceuse franco-algérienne Sofia Benlemmane, arrive au parquet de Lyon le 11 janvier 2025, dans le cadre d'une enquête sur des vidéos haineuses en ligne. Photo AFP/JEAN-PHILIPPE KSIAZEK

Après sur une série d'arrestations d'influenceurs algériens en France, une tiktokeuse franco-algérienne comparaîtra en mars à Lyon, dans le centre-est du pays, pour avoir publié des « menaces de mort » contre des opposants au gouvernement d'Alger, a indiqué samedi le parquet.

Suivie sur TikTok et Facebook par plus de 300.000 personnes, la quinquagénaire devra s'expliquer pour des vidéos publiées entre 2023 et début 2025, notamment un direct en septembre durant lequel elle a insulté une autre femme, en lui lançant « nique ta mère toi et ta France », « j'espère que tu seras tuée, j'espère qu'ils vont te tuer ».

Depuis début janvier, six influenceurs algériens sont concernés par des procédures en France pour des propos haineux, visant souvent des opposants au gouvernement algérien, dans un contexte de tensions diplomatiques entre Paris et Alger.

« La dite influenceuse Sofia Benlemmane » sera jugée le 18 mars pour « provocation à commettre un crime ou un délit », « menaces de mort par image », « injure publique en raison de l'orientation sexuelle ou de l'identité de genre » et « injure publique en raison de l'origine, l'ethnie, la nation, la race ou la religion », a précisé le parquet.

Elle a été placée sous contrôle judiciaire avant son procès, avec interdiction de sortir du territoire national et d'utiliser ses comptes sur les réseaux sociaux, a expliqué son avocat, Me Frédéric Lalliard, à l'AFP.

Me Lalliard conteste toute infraction pénale dans les propos reprochés à sa cliente, évoquant des mots qui « ont pu être sortis de leur contexte' ou « n'ont pas été traduits de manière correcte ».

« On est vraiment dans des conversations spontanées qui parfois vont au-delà du raisonnable, mais qui, en tout état de cause, n'ont aucun lien idéologique avec quelque gouvernement qu'il soit, avec quelque volonté de la part de Mme Benlemmane d'insulter, de salir des communautés, d'autres communautés ou d'autres races », a-t-il ajouté.

Cette ancienne joueuse de football avait déjà fait parler d'elle en 2001 quand elle avait été condamnée à sept mois de prison avec sursis et trois ans d'interdiction de stade pour avoir pénétré sur la pelouse du Stade de France avec un drapeau algérien lors d'un match amical France-Algérie.

Si elle s'est opposée fermement au pouvoir en place à Alger il y a quelques années, son discours a depuis radicalement changé et elle affiche désormais un soutien au gouvernement actuel.

Lundi, la préfecture du Rhône avait indiqué avoir effectué des signalements visant trois influenceurs basés à Lyon: Mme Benlemmane et deux autres tiktokeurs connus sous les noms de « Abdesslam Bazooka » et « Laksas06 ». Les comptes de ces trois influenceurs ont « été suspendus définitivement pour violation de nos règles communautaires », a fait savoir TikTok.

Trois autres influenceurs algériens font déjà l'objet de poursuites pour des contenus comparables. Un Algérien de 59 ans surnommé Doualemn, a été arrêté à Montpellier, dans le sud de la France, après une vidéo litigieuse sur TikToK puis mis dans un avion jeudi pour l'Algérie mais il a été renvoyé en France le soir même, Alger l'ayant « interdit de territoire ».

Cet épisode a suscité la colère du ministre français de l'Intérieur Bruno Retailleau qui a accusé Alger de chercher à « humilier la France ».



Après sur une série d'arrestations d'influenceurs algériens en France, une tiktokeuse franco-algérienne comparaîtra en mars à Lyon, dans le centre-est du pays, pour avoir publié des « menaces de mort » contre des opposants au gouvernement d'Alger, a indiqué samedi le parquet.Suivie sur TikTok et Facebook par plus de 300.000 personnes, la quinquagénaire devra s'expliquer pour des vidéos publiées entre 2023 et début 2025, notamment un direct en septembre durant lequel elle a insulté une autre femme, en lui lançant « nique ta mère toi et ta France », « j'espère que tu seras tuée, j'espère qu'ils vont te tuer ».Depuis début janvier, six influenceurs algériens sont concernés par des procédures en France pour des propos haineux, visant souvent des opposants au gouvernement algérien, dans un...