Le Conseil des évêques maronites pendant une de ses réunions mensuelles. Photo d'archives ANI
Les évêques maronites ont appelé, mercredi, à un « éveil parlementaire national » à quelques heures d'une séance parlementaire qui pourrait déboucher sur l'élection d'un nouveau président au Liban, après plus de deux ans de vacance.
Dans un communiqué publié à l'issue de leur réunion mensuelle à Bkerké, les dignitares religieux ont ainsi espéré que le prochain locataire de Baabda « rassemble les filles et les fils de la nation autour de l'unité nationale, de la solidarité et de la lutte pour les réformes », afin que « le Liban retrouve son rôle de premier plan au Levant ».
Abordant les dossiers internes, les évêques ont exhorté le comité international de surveillance du cessez-le-feu dans le sud du Liban à faire « progresser la mise en œuvre de l'accord et l'application de la résolution 1701 ». L'accord de cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah est entré en vigueur le 27 novembre 2024, après plus de 13 mois de combats et deux mois d'escalade à travers le Liban.
L'accord prévoit, entre autres, l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU, l’arrêt des offensives du Hezbollah et d'autres organisations armées contre Israël, l’arrêt des actions militaires d’Israël contre des cibles au Liban, le démantèlement des infrastructures et installations non autorisées de production d’armes, la confiscation des armes non autorisées, le déploiement des forces armées libanaises le long de la frontière sud du Liban et le retrait progressif d’Israël du Liban-Sud dans un délai de 60 jours, soit d'ici trois semaines.
Sur le plan diplomatique, les évêques ont estimé que l’opportunité est désormais « présente » pour conduire le Liban vers une « neutralité positive », ce qui le protégerait des « conflits externes ».
Au sujet de la Syrie voisine, avec l'arrivée au pouvoir des nouveaux dirigeants islamistes qui ont évincé le président Bachar el-Assad le 8 décembre dernier, les évêques ont exprimé leur souhait de voir émerger un pays inclusif garantissant le respect des différentes composantes de la société syrienne. Ils ont appelé à ce que la Syrie « se reconstruise sur les bases de l'unité, de la liberté et de la justice », tout en plaidant pour le retour des réfugiés syriens dans leur pays, alors que le Liban en abrite plus de 1,5 million.


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