Le groupe parlementaire de la "Modération nationale", le 8 janvier 2025. Photo fournie par notre correspondant Michel Hallak
Le groupe parlementaire dit de la « Modération nationale », formé majoritairement de députés sunnites du Nord et anciens membres du Courant du Futur, haririen, a annoncé mercredi son soutien à une candidature à la présidentielle du commandant en chef de l’armée libanaise Joseph Aoun.
Évoquant l'émergence d'un « consensus national » entourant les préparatifs de la séance présidentielle de jeudi, et d' « un soutien arabe et international », les ex-haririens ont estimé essentiel de se rallier à « une personnalité nationale ayant les qualités présidentielles requises pour faire face aux défis actuels et futurs ». Dans ces circonstances, la Modération nationale a annoncé, dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion à Beyrouth, « son soutien à l'élection du général Joseph Aoun à la présidence de la République ».
Le Liban est sans président depuis plus de deux ans, les sessions parlementaires n'ayant pas abouti à l'élection d'un successeur à Michel Aoun, faute de consensus sur un candidat, comme cela est de coutume au Liban. Après plus d'un an sans séance parlementaire consacrée à l'élection, le président du Parlement, Nabih Berry, a convoqué les députés le jeudi 9 janvier, à un nouveau tour de scrutin.
Depuis le début de la vacance présidentielle, le bloc de la Modération nationale a déclaré « n'avoir adhéré à aucun alignement politique ni division interne ». Les députés Walid Baarini, Mohammad Sleiman, Abdelaziz Samad, Sagih Attié, Ahmed Roustom et Ahmad Kheir ont affirmé avoir toujours œuvré pour « un consensus national ».
Ce consensus représente « le seul moyen d'élire un président de la République, d'unifier les Libanais et d'assurer un début prometteur pour une nouvelle ère présidentielle ». Il permettra ainsi de « sortir le Liban de l'enfer, de le mettre sur la voie du redressement et de la reconstruction, de lancer les réformes nécessaires, d'appliquer pleinement la 'Constitution de Taëf', et de réintégrer le pays dans le giron de la légitimité arabe et internationale », a conclu le bloc parlementaire.


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