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Dernières Infos - Syrie

Fin d'une opération sécuritaire à Homs

Un membre des forces de sécurité du gouvernement intérimaire syrien monte la garde dans une rue du quartier de Zahra, dans le centre-ouest de la ville de Homs, le 4 janvier 2025. Photo AFP / OMAR HAJ KADOUR

Les médias d'Etat syriens ont annoncé la fin lundi d'une opération sécuritaire de cinq jours dans la ville de Homs, menée principalement dans des quartiers de la minorité musulmane alaouite du président déchu Bachar el-Assad, une ONG faisant état de centaines d'arrestations.  Selon l'agence de presse officielle Sana, "plusieurs suspects" ont été arrêtés, certains remis à la justice, tandis que d'autres restent en détention pour enquête.

"La campagne de ratissage a pris fin dans les quartiers de Homs, ses objectifs ayant été atteints", a indiqué Sana, citant le chef de la Sûreté générale de Homs sans le nommer. Elle visait des "dépôts d'armes" et a permis l'arrestation de "criminels ayant porté préjudice au peuple syrien pendant 13 ans et refusé de rendre leurs armes", selon Sana.  Toute personne ayant commis de tels crimes devra rendre des comptes, a promis le responsable cité par l'agence, invitant les habitants à signaler "toute violation" de la part de combattants.

Depuis la chute de Bachar el-Assad, renversé le 8 décembre par une coalition de rebelles menée par des islamistes sunnites radicaux, le gouvernement de transition enregistre les anciens appelés et soldats, les exhortant à déposer les armes. Les autorités a fait état de membres "des milices d'Assad" à Homs qui n'ont pas remis leurs armes au nouveau pouvoir.

Un correspondant de l'AFP a vu dimanche des forces de sécurité fouillant les personnes entrant et sortant des quartiers visés, déployées aux entrées de plusieurs secteurs à majorité alaouite. Il a entendu des échanges de tirs et vu des chars et des convois militaires entrant dans ces secteurs.  Cent cinquante personnes ont été arrêtées dans la ville et 500 dans ses environs, principalement dans des zones alaouites, a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), faisant état d'"abus à l'encontre de détenus durant l'opération".

Un ancien responsable en charge des caméras de surveillance dans la prison de Saydnaya, symbole de la répression de masse de l'ancien pouvoir, accusé de "crimes contre le peuple syrien", a été arrêté la semaine dernière au cours de l'opération de ratissage à Homs, selon Sana. Les nouvelles autorités ont tenté à plusieurs reprises de rassurer les minorités en leur assurant qu'elles ne seraient pas victimes de persécutions. Mais les musulmans alaouites craignent des représailles, en tant que minorité religieuse et en raison de leur proximité avec la famille Assad.


Les médias d'Etat syriens ont annoncé la fin lundi d'une opération sécuritaire de cinq jours dans la ville de Homs, menée principalement dans des quartiers de la minorité musulmane alaouite du président déchu Bachar el-Assad, une ONG faisant état de centaines d'arrestations.  Selon l'agence de presse officielle Sana, "plusieurs suspects" ont été arrêtés, certains remis à la justice, tandis que d'autres restent en détention pour enquête.

"La campagne de ratissage a pris fin dans les quartiers de Homs, ses objectifs ayant été atteints", a indiqué Sana, citant le chef de la Sûreté générale de Homs sans le nommer. Elle visait des "dépôts d'armes" et a permis l'arrestation de "criminels ayant porté préjudice au peuple syrien pendant 13 ans et refusé de rendre leurs...