Le responsable de l’unité de liaison du Hezbollah, Wafic Safa. Capture d'écran al-Jadeed
Le responsable de l’unité de liaison du Hezbollah, Wafic Safa, a affirmé dimanche au sujet de la crise politique au Liban, sans président depuis plus de deux ans et alors qu'une séance parlementaire électorale est prévue jeudi, que le parti « n'a pas de veto sur le commandant en chef de l'armée », le général Joseph Aoun, candidat non-déclaré et qui est notamment soutenu par les États-Unis. Ses propos ont été prononcés depuis le lieu de l'élimination par Israël de l'ex-secrétaire général du parti, Hassan Nasrallah dans la banlieue-sud de Beyrouth, à l'occasion des 100 jours passés depuis cet assassinat, le 27 septembre.
« Nous avons déjà dit que nous n'avons pas de veto », a affirmé le responsable du parti chiite concernant la candidature du général Aoun, dont l'élection nécessite selon le président de la Chambre Nabih Berry un amendement de la Constitution. L’article 49 de la Loi fondamentale stipule que les juges et les fonctionnaires de première catégorie (dont le chef de l’armée) ne peuvent être élus à la tête de l’État ni durant leur mandat ni avant deux ans après leur démission ou départ à la retraite. Mais, cet article n’a jamais été respecté à la lettre et, selon plusieurs constitutionnalistes consultés par L'OLJ et figures politiques, une entente politique pourrait permettre à Joseph Aoun d'être élu.
« Notre seul veto concerne le chef des Forces libanaises Samir Geagea, car il représente un projet de discorde et de destruction pour le pays », a ajouté M. Safa. Le chef des FL est l'un des opposants politiques les plus virulents du Hezbollah.
Berry discutera des violations israéliennes avec Hochstein
Par ailleurs, concernant le cessez-le-feu, il a déclaré, en réponse à une question sur les conséquences possibles si l'armée israélienne ne se retirait pas du Liban-Sud après le délai de 60 jours, comme cela est prévu dans l'accord, Wafic Safa a indiqué que « ni l’armée libanaise, ni le comité de surveillance n’ont été informés de cette question », qui avait fuité à plusieurs reprises dans la presse israélienne ces derniers jours. « Mais après l'expiration du délai de 60 jours, la décision reviendra au Hezbollah et à la Résistance pour déterminer les actions à entreprendre » contre Israël, a déclaré M. Safa, qui a lui-même survécu à une frappe israélienne sur Beyrouth le 10 octobre.
En attendant la fin de ce délai, fin janvier, il a rappelé que comme l'avait déjà souligné samedi soir le secrétaire général du parti chiite Naïm Kassem dans un discours, « c’est la responsabilité de l’État » de s'assurer du respect de l'accord et du suivi des violations israéliennes. Le président de la Chambre Nabih Berry, qui avait négocié l'accord, « discutera des violations israéliennes » avec le médiateur américain Amos Hochstein. Ce dernier est également à la tête du comité de surveillance des termes de l'accord, avec un général américain, Jasper Jeffers, un responsable militaire français, des représentants des armées libanaise et israélienne et de la Force intérimaire de l'ONU au Liban. Lors d'un entretien dans la semaine avec le général Jeffers, M. Berry aurait évoqué les violations israéliennes, notamment en ironisant sur le bruit du drone israélien qui survolait Beyrouth.
« Le Hezbollah est prêt à relever tous les défis et sera présent pour répondre à tout ce qui touche au moral de notre peuple », a conclu Wafic Safa, qui a estimé que les capacités du parti « sont restaurées » et qu'il est en mesure de « faire face à toute agression de la manière qu’il jugera appropriée. »




Et nous tout le Hezbollah est une ligne rouge. D’ailleurs ce ne sont pas des libanais mais des iraniens donc qu’ils aillent se mêler des élections en Iran. Que Wafic Safa le comprenne bien, on ne veut plus vivre avec le Hezbollah, alors décentralisation, partition, régionalisation… tout ce que vous voulez mais on ne veut plus avoir le même passeport que ces gens du Hezbollah
16 h 04, le 06 janvier 2025