Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah. Photo fournie par notre correspondant Mountasser Abdallah
Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a affirmé jeudi que le parti chiite était « ouvert au dialogue » pour élire un président au Liban, alors que le président du Parlement a fixé au 9 janvier une session électorale ouverte.
« Nous allons vers cette échéance avec une compréhension totale entre le Hezbollah et le mouvement Amal, afin que nous ayons un président capable de coopérer avec tout le monde », a déclaré M. Fadlallah, selon des propos relayés par l'Agence nationale d 'information (Ani, officielle). « Nous sommes contre l'isolement de tout parti », a-t-il poursuivi, assurant que sa formation était « ouverte aux discussions, au dialogue et à la coopération avec ceux qui veulent coopérer ».
« Le Hezbollah veut, lors de la séance électorale du 9 janvier, élire un président de la République », a poursuivi le député, estimant que cela nécessite « des accords entre les principaux blocs parlementaires sur des dénominateurs communs ». « Nous disposons de textes constitutionnels régissant le quorum nécessaire pour la tenue de la séance et l'élection d'un président. La Constitution est claire et n'a pas besoin de beaucoup de discussions sur la façon dont le président sera élu et qui peut être le président de la République », a-t-il ajouté.
Le parlementaire a également estimé que « la qualité la plus importante du président de la République est d'être un véritable souverain et de faire face à toute agression contre la souveraineté, en particulier de la part de l'ennemi israélien », espérant parvenir la semaine prochaine à élire un successeur à Michel Aoun, dont le mandat a pris fin le 31 octobre 2022. « Notre présence, notre force et notre existence dans l'équation interne découlent de la volonté de notre peuple », a-t-il conclu.
À quelques jours de la présidentielle, le ministère saoudien des Affaires étrangères, Fayçal Ben Farhan, est attendu à Beyrouth au début de ce mois de janvier, une première depuis 2015, après la détérioration des relations entre Beyrouth et Riyad liée à l'influence multiforme que le Hezbollah exerçait sur la politique libanaise.


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