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« Nous voulons un président qui soit à la hauteur », plaide Sleiman Frangié

« Nous voulons un président qui soit à la hauteur », plaide Sleiman Frangié

Le leader des Marada, Sleiman Frangié, à Beyrouth lors de son discours mercredi. Capture d'écran du direct diffusé sur X par Lebano Debate

Le chef du courant des Marada, Sleiman Frangié, a prononcé mercredi soir un discours lors d’un dîner organisé par son parti, et appelé à l’élection d’un président de la République libanaise « à la hauteur » des défis actuels. Bien qu’il n’ait pas explicitement annoncé son retrait de la course présidentielle, il n’a pas non plus mis en avant sa propre candidature.

Cette intervention intervient à moins d’un mois de la session parlementaire prévue le 9 janvier 2025, destinée à élire un nouveau chef de l’État après plus de deux ans de vacance présidentielle. « Nous voulons un président qui ne soit pas simplement à la hauteur du siège, mais à la hauteur de la fonction, et qui travaille à faire passer le Liban à une nouvelle étape », a affirmé Frangié.

Il a ajouté que son camp avait proposé une liste de candidats pour le poste. « Mais nous ne l'aborderons pas pour le moment. Notre concentration porte plutôt sur les critères du futur président (...) Nous ne devons pas être en désaccord avec nos alliés, mais nous ne devons pas non plus avoir peur de rester en dehors si les choix ne correspondent pas à nos principes », a-t-il dit.

M. Frangié a également insisté sur la nécessité de reconstruire l’État, qu’il considère comme la clé pour renforcer toutes les institutions libanaises, y compris l’armée, l’économie et même la 'résistance'.

Ce discours intervient également dans un contexte politique marqué par des bouleversements majeurs. En Syrie, le président Bachar el-Assad, allié historique de Frangié, a été renversé le 8 décembre à l’issue d’une offensive rebelle éclair. Au Liban, le Hezbollah, principal soutien de Frangié, a subi un affaiblissement considérable après sa guerre avec Israël et la mort de son secrétaire général, Hassan Nasrallah, dans une frappe israélienne.

Malgré cela, M. Frangié avait confirmé en octobre, après une rencontre avec Nabih Berry, président du Parlement et leader du mouvement chiite Amal, qu’il restait candidat. Cependant, M. Berry avait depuis appelé à l’élection d’un président « consensuel » et abandonné son insistance sur un dialogue préalable, signe interprété par certains comme un désengagement du tandem chiite (Amal-Hezbollah).

À l’approche de la réunion parlementaire du 9 janvier, d’autres noms apparaissent. Le commandant en chef de l’armée, le général Joseph Aoun, bénéficie désormais du soutien du bloc de la Rencontre démocratique de Walid Joumblatt, et des Kataëb, de Samy Gemayel. Neemat Frem, député indépendant, a également officialisé sa candidature après l’annonce de la convocation du Parlement.

Depuis la fin du mandat de Michel Aoun en octobre 2022, douze tentatives pour élire un successeur ont échoué, les dernières en date ayant été paralysées par des défauts de quorum orchestrés par le Hezbollah et Amal. Lors de la dernière réunion en juin 2023, les députés aounistes et l’opposition avaient soutenu l’ancien ministre Jihad Azour face à Frangié, mais sans succès.

La réunion du 9 janvier est attendue avec un optimisme prudent, dans l’espoir de mettre fin à une impasse qui pèse lourdement sur la stabilité et l’avenir du Liban.

Le chef du courant des Marada, Sleiman Frangié, a prononcé mercredi soir un discours lors d’un dîner organisé par son parti, et appelé à l’élection d’un président de la République libanaise « à la hauteur » des défis actuels. Bien qu’il n’ait pas explicitement annoncé son retrait de la course présidentielle, il n’a pas non plus mis en avant sa propre candidature. Cette intervention intervient à moins d’un mois de la session parlementaire prévue le 9 janvier 2025, destinée à élire un nouveau chef de l’État après plus de deux ans de vacance présidentielle. « Nous voulons un président qui ne soit pas simplement à la hauteur du siège, mais à la hauteur de la fonction, et qui travaille à faire passer le Liban à une nouvelle étape », a affirmé Frangié. Il a ajouté que son camp avait proposé...