Des Syriens se tiennent devant le bâtiment de l'ambassade iranienne qui a été saccagé après que des combattants anti-gouvernementaux avaient pris Damas la veille, avec un portrait du commandant des Gardiens de la révolution iraniens Kassem Soleimani, toujours accroché à sa clôture dans la capitale syrienne, le 9 décembre 2024. Photo AFP/LOUAI BESHARA
L'Iran ne rouvrira pas dans l'immédiat son ambassade en Syrie, a affirmé mardi la diplomatie iranienne, après le saccage de sa représentation à Damas lors de la chute du président Bachar al-Assad.
"La réouverture de l'ambassade à Damas nécessite des préparatifs (...) Nous poursuivrons ce travail dès que les conditions nécessaires seront réunies en termes de sécurité", a indiqué Esmaïl Baghaï, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
"Le plus important est d'assurer la sécurité de l'ambassade et de son personnel", a-t-il ajouté.
La Syrie et l'Iran ont entretenu de longue date des liens amicaux, à la faveur d'un rapprochement opéré dans les années 1970 par Hafez al-Assad, le père de Bachar, bien avant l'avènement de la République islamique d'Iran.
Mais la prise du pouvoir à Damas par les rebelles menace de changer la donne.
Début décembre, l'ambassade d'Iran en Syrie avait ainsi été saccagée, un acte jusque-là inimaginable dans un pays allié.
L'Iran s'est davantage investi politiquement, financièrement mais aussi militairement en Syrie sous Bachar al-Assad, avec l'envoi de ce que Téhéran a présenté comme des "conseillers militaires" pour épauler son armée durant la guerre civile.
Depuis la chute de Bachar al-Assad, l'Iran, soutien indéfectible du président syrien déchu, a rapatrié environ 4.000 ressortissants.
Quelque 10.000 Iraniens vivaient ces dernières années en Syrie, selon des chiffres officiels.
L'Iran ne rouvrira pas dans l'immédiat son ambassade en Syrie, a affirmé mardi la diplomatie iranienne, après le saccage de sa représentation à Damas lors de la chute du président Bachar al-Assad.
"La réouverture de l'ambassade à Damas nécessite des préparatifs (...) Nous poursuivrons ce travail dès que les conditions nécessaires seront réunies en termes de sécurité", a indiqué Esmaïl Baghaï, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.
"Le plus important est d'assurer la sécurité de l'ambassade et de son personnel", a-t-il ajouté.
La Syrie et l'Iran ont entretenu de longue date des liens amicaux, à la faveur d'un rapprochement opéré dans les années 1970 par Hafez al-Assad, le père de Bachar, bien...

