Un véhicule de l'armée israélienne roule dans la zone tampon contrôlée par l'ONU, qui sépare les forces israéliennes et syriennes sur le plateau du Golan, près du village druze de Majdal Shams sur le plateau du Golan annexé par Israël, le 15 décembre 2024. Photo AFP/JALAA MAREY
L'Allemagne a appelé lundi le gouvernement israélien à renoncer à son projet visant à doubler la population dans la partie du Golan syrien annexée par Israël. Soulignant que « du point de vue du droit international, ce territoire contrôlé par Israël appartient à la Syrie », un porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères a déclaré que Berlin appelait le gouvernement israélien à renoncer à ce projet qu'il a approuvé dimanche.
Le plan du Premier ministre Benjamin Netanyahu porte sur le « développement démographique des localités du Golan et de (la ville de) Katzrin (...) à la lumière de la guerre et du nouveau front en Syrie et de la volonté de doubler la population du Golan », selon un communiqué de son bureau.
Berlin a souligné qu'il est « très important qu'en cette phase de bouleversement politique en Syrie, tous les acteurs de la région tiennent compte de l'intégrité territoriale de la Syrie, et ne la remettent pas en question »
L'Allemagne « appelle tous les acteurs de la région à faire preuve de retenue », a déclaré en conférence de presse régulière Christian Wagner, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, soulignant que la Syrie, ravagée par plus de dix ans de guerre, « est le jouet de puissances étrangères depuis bien trop longtemps ».
Environ 30.000 citoyens israéliens vivent dans 34 localités du Golan annexé par Israël, auxquels s'ajoutent 23.000 Druzes, une communauté dont la religion est issue de l'islam, qui se revendiquent pour la plupart syriens tout en ayant le statut de résidents en Israël.
Israël a conquis une partie du Golan, dans le sud-ouest de la Syrie, lors de la guerre israélo-arabe de 1967, avant d'annexer ce territoire en 1981. Seuls les Etats-Unis, sous l'administration de Donald Trump, ont reconnu cette annexion en 2019.


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