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La Chine dit espérer une relation "stable" avec la Corée du Sud après la procédure de destitution du président

La Chine dit espérer une relation

Un drapeau sud-coréen flotte devant le bâtiment de la Cour constitutionnelle à Séoul, le 16 décembre 2024. Photo AFP/JUNG YEON-JE

La Chine a déclaré lundi espérer une relation « stable » avec la Corée du Sud, après la procédure de destitution engagée contre le président sud-coréen Yoon Suk Yeol.

Le Parlement sud-coréen a suspendu samedi M. Yoon de ses fonctions après sa tentative avortée de déclarer la loi martiale, un coup de force qui a plongé l'une des principales économies d'Asie dans une grave crise politique. La Cour constitutionnelle sud-coréenne dispose désormais d'environ six mois pour juger la validité de la motion de destitution.

« La Corée du Sud est un voisin proche et un partenaire de coopération amical important pour la Chine. Promouvoir un développement sain et stable des relations sino-sud-coréennes est dans l'intérêt commun des deux parties », a affirmé lundi un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lin Jian, lors d'une conférence de presse régulière.

« La politique de la Chine envers la Corée du Sud est cohérente et stable, a précisé le porte-parole, ajoutant que « maintenir la paix et la stabilité dans la péninsule coréenne est dans l'intérêt de toutes les parties et exige des efforts actifs de chacun ».

Interrogé directement sur la destitution du président Yoon, le porte-parole s'est toutefois refusé à tout commentaire, affirmant qu'il s'agissait d'une « affaire interne à la Corée du Sud ».

Les deux pays, bien que partenaires commerciaux de premier plan, connaissent des frictions politiques de longue date. La Chine est le principal soutien économique et politique de la Corée du Nord, avec laquelle Séoul est toujours officiellement en guerre. De son côté, la Corée du Sud est un allié clé des Etats-Unis, dont elle abrite plusieurs bases militaires.

Yoon Suk Yeol a prononcé la semaine dernière un discours virulent pour justifier sa décision de proclamer la loi martiale, évoquant notamment des soupçons d'espionnage par des citoyens chinois.

Citant deux dossiers d'espionnage présumé impliquant des ressortissants chinois, M. Yoon a accusé le principal parti d'opposition de bloquer ses efforts pour modifier la législation anti-espionnage sud-coréenne.

En réaction, la Chine s'était dite « profondément surprise et mécontente », ajoutant que ces propos « ne favorisent pas le développement sain et stable des relations » bilatérales.


La Chine a déclaré lundi espérer une relation « stable » avec la Corée du Sud, après la procédure de destitution engagée contre le président sud-coréen Yoon Suk Yeol.Le Parlement sud-coréen a suspendu samedi M. Yoon de ses fonctions après sa tentative avortée de déclarer la loi martiale, un coup de force qui a plongé l'une des principales économies d'Asie dans une grave crise politique. La Cour constitutionnelle sud-coréenne dispose désormais d'environ six mois pour juger la validité de la motion de destitution.« La Corée du Sud est un voisin proche et un partenaire de coopération amical important pour la Chine. Promouvoir un développement sain et stable des relations sino-sud-coréennes est dans l'intérêt commun des deux parties », a affirmé lundi un porte-parole du ministère chinois...