Une frappe israélienne sur la région de Tartous, vue depuis le Akkar, dans le nord du Liban, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2024. Photo fournie par des habitants à notre correspondant Michel Hallak
L'armée israélienne a « violemment » frappé de nombreuses installations militaires sur la côte syrienne dans la nuit de dimanche à lundi, a indiqué une ONG, des raids qui ont provoqué la panique parmi les habitants, selon un journaliste de l'AFP.
« Des avions de combat israéliens ont lancé des frappes » sur plusieurs sites, dont des unités de défense aérienne et des « dépôts de missiles sol-sol », selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'ONG affirme qu'il s'agit des « frappes les plus lourdes depuis 2012 » dans la région côtière de Tartous (ouest), qui abrite une base navale russe.
Depuis la prise de Damas par une coalition armée qui a renversé Bachar el-Assad le 8 décembre, 473 frappes israéliennes ont visé des sites militaires à travers toute la Syrie, a indiqué lundi l'OSDH.
Dans la village de Bmalkah, sur les hauteurs de la ville de Tartous, les routes sont jonchées de débris de verre. Dans les vergers, le souffle des bombardement a arraché aux oliviers leurs feuilles et une fumée épaisse s'élevait des collines environnantes, a constaté l'AFP. « Ca a commencé peu après minuit et ça s'est poursuivi jusqu'à 06H00 du matin (03H00 GMT). C'était comme un tremblement de terre. Toutes les vitres de ma maison ont explosé », raconte Ibrahim Ahmed, employé dans un cabinet d'avocat de 28 ans. « Le village n'a pas fermé l'oeil de la nuit. Les enfants pleuraient. Il ne reste plus de vitres aux maisons », témoigne un homme qui a refusé de donner son nom.
Ces bombardements puissants ont été observés et entendus depuis le Akkar, région nord du Liban, selon le correspondant local de L'OLJ, Michel Hallak. Des photos transmises par des habitants montrent des boules de feu s'élever au-dessus des lieux frappés.
Depuis la chute d'Assad, Israël a mené des centaines de frappes sur le territoire syrien, ciblant aussi bien des entrepôts d'armes chimiques que les défenses aériennes de la marine syrienne, afin d'éviter que les armes ne tombent entre les mains des nouvelles autorités, selon les autorités israéliennes.


Mieux vaut prévenir que guérir. Il y en a qui ont tout compris avant les autres. Les pays occidentaux ont toujours eu une guerre en retard par rapport aux organisations terroristes qu’ils disent combattre. Tant que c’est loin de chez eux, on laisse faire et on avisera en temps et en heure. Certains pays ne peuvent pas se payer ce luxe car il y va de leur existence.
10 h 33, le 16 décembre 2024