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Dernières Infos - Guerre

Les deux tiers des déplacés dans l'est du Soudan ne peuvent pas se nourrir suffisamment

Des Soudanais qui ont fui l'escalade de la violence dans l'État d'Al-Jazira se reposent dans un camp pour personnes déplacées dans la ville orientale de Gedaref, le 23 novembre 2024. Photo AFP

Plus des deux tiers des familles déplacées dans l'est du Soudan ne peuvent pas se procurer suffisamment de nourriture, indique un rapport du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) publié vendredi qui réclame une action mondiale pour aider ces communautés "au bord de l'effondrement".

Basé sur des enquêtes menées auprès de plus de 8.600 foyers dans six États de l'est du Soudan, le rapport constate que 70% des familles déplacées à l'intérieur du pays et 56% des familles d'accueil dans l'est du Soudan "n'ont pas la possibilité d'acheter suffisamment de nourriture en raison de la flambée des prix et de la perte de revenus".

L'écrasante majorité des familles d'accueil (95%) et des personnes déplacées à l'intérieur du pays (76%) ont également déclaré, lors de ces enquêtes, n'avoir reçu aucune aide alimentaire au cours des six derniers mois, souligne le rapport.

"Les villes et villages de l'est du Soudan étaient déjà fragiles", a souligné Will Carter, directeur du NRC au Soudan. Mais les communautés déplacées et les communautés d'accueil sont désormais "au bord de l'effondrement", dit-il et l'ampleur des besoins est tel que cela "dépasse ce que la réponse humanitaire actuelle peut gérer sans un soutien urgent". 

Pour le NRC, une action mondiale est indispensable pour "intensifier l'aide humanitaire, réhabiliter les infrastructures essentielles et investir dans les moyens de subsistance afin d'éviter une nouvelle déstabilisation".

"Le monde doit se tenir aux côtés de toutes les personnes touchées par cette terrible guerre", a plaidé M. Carter.

Depuis avril 2023, le Soudan est ravagé par une guerre entre deux généraux, le chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhan et Mohamed Hamdan Daglo, à la tête des paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF).

Les Nations Unies ne cessent d'alerter sur la situation qui a fait des dizaines de milliers de tués parmi les civils, déplacé plus de 11 millions de personnes, et plongé ce pays d'Afrique de l'est dans la pire crise humanitaire de ces dernières années.

Mais près de 26 millions de personnes - environ la moitié de la population - sont menacées de famine massive au Soudan, les deux camps étant accusés d'utiliser la faim comme arme de guerre et de bloquer ou piller l'aide humanitaire. 

Et selon le rapport du conseil norvégien pour les réfugiés, les services de santé sont également surchargés : près des deux tiers des personnes déplacées à l’intérieur du pays et plus de 40% des familles d'accueil se heurtent à de graves pénuries de soins.


Plus des deux tiers des familles déplacées dans l'est du Soudan ne peuvent pas se procurer suffisamment de nourriture, indique un rapport du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) publié vendredi qui réclame une action mondiale pour aider ces communautés "au bord de l'effondrement".

Basé sur des enquêtes menées auprès de plus de 8.600 foyers dans six États de l'est du Soudan, le rapport constate que 70% des familles déplacées à l'intérieur du pays et 56% des familles d'accueil dans l'est du Soudan "n'ont pas la possibilité d'acheter suffisamment de nourriture en raison de la flambée des prix et de la perte de revenus".

L'écrasante majorité des familles d'accueil (95%) et des personnes déplacées à l'intérieur du pays (76%) ont également...