Des personnes consultent des documents à la prison de Saydnaya, à Damas, le 11 décembre 2024. Sameer AL-DOUMY / AFP
Les nouvelles autorités syriennes ont annoncé jeudi que les recherches étaient en cours pour retrouver le journaliste américain Austin Tice et se sont dites prêtes « à coopérer » avec Washington pour retrouver des Américains disparus durant les décennies de règne sans partage du clan Assad.
« Les recherches pour retrouver le citoyen américain Austin Tice sont en cours », a indiqué sur Telegram le département des Affaires politiques du nouveau gouvernement de transition.
« Nous confirmons notre volonté de coopérer directement avec l'administration américaine pour la recherche de citoyens américains portés disparus sous l'ancien régime d’Assad », destitué dimanche à la faveur d'une offensive éclair des rebelles, a-t-il ajouté.
« L'Américain (...) Travis Timmerman a été libéré et mis en sécurité », a ajouté le communiqué.
Les rebelles conduits par le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Cham (HTS) ont pris le pouvoir dimanche en Syrie et nommé un chef de gouvernement transitoire.
Ancienne branche locale d'el-Qaëda ayant coupé ses liens avec l'organisation, HTS affirme avoir rompu avec le jihadisme mais reste classé mouvement « terroriste » par plusieurs pays occidentaux, dont les Etats-Unis.
M. Tice est un journaliste indépendant, qui travaillait notamment pour McClatchy News, le Washington Post et l'Agence France-Presse (AFP) et couvrait la guerre en Syrie. Il a été enlevé en août 2012 à Daraya, une banlieue de Damas, où l'armée avait mené une opération de ratissage.
Il était apparu dans une vidéo en septembre 2012, les yeux bandés, alors âgé de 31 ans. L'identité de ses ravisseurs reste inconnue à ce jour et peu d'informations ont été rendues publiques depuis son enlèvement.
En 2022, le président américain Joe Biden a affirmé que les Etats-Unis avaient la « certitude » que le journaliste était « détenu par le régime syrien », assurant avoir demandé sa libération.
La mère du journaliste américain, Debra Tice, a déclaré vendredi que son fils « allait bien », sans pour autant savoir où il se trouvait.
« La libération d'Austin se fera par la diplomatie, avec des mots et non des bombes, avec des mots et non des armes », avait-t-elle ajouté.
Le président Assad, qui a régné d'une main de fer, a fui le pays dimanche avec sa famille pour Moscou selon les agences russes, poussé à la sortie après 13 ans de guerre par une offensive spectaculaire de groupes rebelles dirigés par HTS.


« Plainte » contre l'Iran : pourquoi les Affaires étrangères ont dû mettre de l'eau dans leur vin