Les drapeaux libanais et américain flottent au cœur de Wall Street. Photo DR
New York, ville de diversité, d’accueil et de résilience, a été témoin vendredi dernier d’un événement symbolique et historique marquant lors d’une cérémonie de levée du drapeau libanais à Bowling Green, au cœur de Wall Street. Le maire de New York, Eric Adams, a saisi l’occasion pour adresser un message d’espoir, d’unité et de respect à la communauté libanaise, en mettant en exergue sa contribution dynamique à la Grande Pomme dans les domaines culturel et social.
Cette première dans l’histoire de la relation de New York avec la diaspora libanaise est une initiative du consul général du Liban à New York, Majdi Ramadan, avec le soutien de l’évêque maronite de l’éparchie de Saint-Maron de Brooklyn, Mgr Gregory John Mansour, et de John Abou Habib, un ami proche du maire et fervent défenseur de la diaspora libanaise. Le célèbre ténor libanais Amine Hachem a honoré la cérémonie en interprétant les hymnes nationaux américain et libanais, marquant un moment solennel.
Le maire Eric Adams prononçant son discours. Photo DR
Dans son discours, Eric Adams a évoqué son voyage au Liban, qu’il a qualifié de « profondément inspirant ». Il a décrit les sites emblématiques du pays, tout en mettant en avant l’accueil chaleureux du peuple libanais. « Peu importe qu’il s’agisse de la grotte aux Pigeons ou de la forêt des Cèdres, les gens sont les mêmes. Si vous vous asseyez dans un café à Beyrouth pour fumer une chicha, vous ressentez le même amour, la même diversité. » Le maire a également souligné la richesse culturelle des Arabes et des musulmans, qu’il a pu observer non seulement au Liban, mais aussi au sein de la diaspora libanaise de New York, affirmant que « cette diversité est un pilier fondamental de l’identité new-yorkaise ».
Eric Adams a salué l’impact de la communauté libanaise sur la ville, rappelant que certains Libanais s’étaient installés à New York avant même la construction du tunnel
Brooklyn-Battery. « Vous avez commencé ici, vous vous êtes battus ici, et vous avez cru en ce que cette ville et ce pays avaient à offrir. » Il a également insisté sur le fait que l’idéal américain repose sur l’intégration des cultures, encourageant les nouveaux arrivants à enrichir le tissu culturel de la ville sans renoncer à leurs racines.
John Abou Habib a, quant à lui, qualifié la levée conjointe des drapeaux libanais et américain de « symbole de force et de respect entre nos communautés, partageant les valeurs de liberté et de paix ».

