Une jeune fille montre un drapeau imprimé de l'opposition syrienne à Damas, le 9 décembre 2024. Photo AFP/LOUAI BESHARA
L'Iran et la Russie partagent la responsabilité des crimes commis contre le peuple syrien, a affirmé lundi le secrétaire général de l'OTAN Mark Rutte, au lendemain du renversement de Bachar el-Assad.
« La Russie et l'Iran étaient les principaux soutiens du régime Assad et ils partagent la responsabilité des crimes commis à l'encontre du peuple syrien », a indiqué M. Rutte dans un communiqué. « Ils ont aussi fait la preuve qu'ils ne sont pas des partenaires fiables, en abandonnant Assad lorsqu'il ne leur était plus utile », a encore souligné M. Rutte.
La chute du président Bachar el-Assad est « un moment de joie mais aussi d'incertitude pour les peuples de Syrie et de la région », a encore souligné le patron de l'OTAN, ajoutant que l'Alliance atlantique « surveillera étroitement comment les dirigeants rebelles se comportent pendant la transition » politique en Syrie.
« Ils doivent soutenir l'Etat de droit, protéger les civils et respecter les minorités religieuses », a-t-il affirmé.
Ce dernier n'a fait aucun commentaire sur le sort des combattants de l'EI, l'organisation de l'Etat islamique, encore présents en Syrie. Mais, lors d'une réunion des ministres des Affaires des 32 pays de l'OTAN, le secrétaire américain Antony Blinken avait mis en garde la semaine dernière contre une résurgence de l'EI en Syrie.
« Nous avons des intérêts persistants, des intérêts de sécurité toujours d'actualité en Syrie, particulièrement celui d'être sûrs que l'EI ne ressuscite pas et ne revienne pas », avait-il déclaré mercredi à Bruxelles.
L'aire géographique de l'Alliance atlantique ne couvre pas la Syrie, mais une mission de l'OTAN est active en Irak depuis 2018.


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