Des Syriens brandissent des drapeaux à Copenhague, le 8 décembre 2024. EMIL NICOLAI HELMS/AFP
Les enquêteurs des Nations unies sur les crimes de guerre en Syrie on salué dimanche la chute de Bachar el-Assad mais ont appelé à ce que les "atrocités" commises par son régime ne se "répètent plus jamais".
"Cette journée marque un nouveau départ historique pour le peuple syrien qui a subi une violence et des atrocités indescriptibles dans les 14 dernières années", a déclaré la Commission d'enquête des Nations unies sur la Syrie dans un communiqué, évoquant en particulier le sort des détenus.
"Il revient à ceux qui seront aux responsabilités désormais de s'assurer que de telles atrocités ne se répètent jamais plus derrière les murs de (la prison de) Sednaya ou de tout autre centre de détention en Syrie", ont-ils ajouté.
"Il faut donner au peuple syrien la possibilité de voir ce moment historique comme la fin de décennies de répression", a déclaré le chef de la commission Paulo Pinheiro dans le communiqué.
"Ces derniers jours ont vu la libération de milliers de prisonniers qui ont enduré des années voire des décennies de détention à l'isolement", a-t-il souligné.
Il a mis l'accent en particulier sur "les prisonniers relâchés de la prison de triste réputation Sednaya près de Damas après des dizaines d'années en détention arbitraire", une scène que "des millions de Syriens n'auraient pas pu imaginer il y a encore quelques jours".
"Cela apporte un immense soulagement aux individus libérés et à leurs familles, et de l'espoir pour ceux qui attendent toujours de leurs proches disparus par dizaines de milliers", a-t-il ajouté.
La commission, qui a enquêté sur les crimes de guerre et les autres violations de la législation internationale sur les droits humains depuis le début de la guerre civile en Syrie en 2011, a appelé à "prendre soin de ne pas porter atteinte aux preuves de crimes et d'atteinte aux droits" dans les centres de détention.
Quant aux disparus, leur recherche "a désormais une chance de progresser de manière exponentielle", a souligné Hanny Megally, membre de la commission.
Enfin la commission a salué les déclarations de différentes parties promettant de protéger les civils.
"Leurs actes doivent désormais correspondre à leurs mots", a-t-elle souligné.
La commission a notamment appelé à "rompre le cycle destructif de pillages" vu par le passé lorsque des territoires changeaient de mains.
Les nouvelles autorités syriennes doivent "prendre des mesures immédiates pour empêcher le pillage et assurer la protection des maisons et des biens laissés derrière eux par les centaines de milliers de personnes qui ont été déplacées la semaine passée".
Les enquêteurs des Nations unies sur les crimes de guerre en Syrie on salué dimanche la chute de Bachar el-Assad mais ont appelé à ce que les "atrocités" commises par son régime ne se "répètent plus jamais".
"Cette journée marque un nouveau départ historique pour le peuple syrien qui a subi une violence et des atrocités indescriptibles dans les 14 dernières années", a déclaré la Commission d'enquête des Nations unies sur la Syrie dans un communiqué, évoquant en particulier le sort des détenus.
"Il revient à ceux qui seront aux responsabilités désormais de s'assurer que de telles atrocités ne se répètent jamais plus derrière les murs de (la prison de) Sednaya ou de tout autre centre de détention en Syrie", ont-ils ajouté.
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