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Bassil refuse toute tentative de lier présidentielle et développements régionaux


Bassil refuse toute tentative de lier présidentielle et développements régionaux

Le mufti de la République Abdellatif Deriane, enlaçant le chef du CPL, Gebran Bassil, le 3 décembre 2024. Photo X / @Gebran_Bassil

Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), le député Gebran Bassil, a mis en garde mardi, de Dar el-Fatwa, contre toute intention de lier l'élection, attendue depuis plus de deux ans, d'un nouveau président de la République, aux développements dans la région, alors que le Liban sort de 14 mois de guerre entre le Hezbollah et Israël, tandis que le conflit a repris de plus belle entre le régime et les rebelles en Syrie. 

Le Liban est sans président depuis la fin du mandat de Michel Aoun, en octobre 2022. Une séance parlementaire pour la présidentielle a été fixée au 9 janvier. Il s'agira de la treizième séance consacrée à l'élection d'un chef de l'Etat et de la première depuis le 14 juin 2023, alors qu'aucun camp n'a jusqu'à présent pu obtenir une majorité des voix sur son candidat. Le Hezbollah et ses alliés soutiennent une candidature du chef des Marada, Sleimane Frangié, tandis que l'opposition, à laquelle s'était ralliée le CPL, ancien allié du parti chiite, soutenait le nom de l'ancien ministre Jihad Azour. 

Après une réunion avec le mufti de la République Abdellatif Deriane, leader spirituel de la communauté sunnite au Liban, M. Bassil a indiqué lancer un « mouvement » pour relancer la question de la présidentielle, souhaitant « dialoguer avec toutes les parties ». Espérant que la guerre ne reprenne pas entre le Hezbollah et l'armée israélienne, entre lesquels un accord de cessez-le-feu a été conclu le 27 novembre, il a affirmé qu'il faut « un président et un gouvernement en exercice pour sauver le pays ». 

« Nous essayons d'étendre la solidarité nationale entre les Libanais et de la traduire en une entente sur l'élection d'un président », a encore lancé le député du Batroun. Il a encore affirmé qu'il « n'est pas permis de lier le droit des Libanais à l'élection d'un président aux événements dans la région ». 


Le chef du Courant patriotique libre (CPL, aouniste), le député Gebran Bassil, a mis en garde mardi, de Dar el-Fatwa, contre toute intention de lier l'élection, attendue depuis plus de deux ans, d'un nouveau président de la République, aux développements dans la région, alors que le Liban sort de 14 mois de guerre entre le Hezbollah et Israël, tandis que le conflit a repris de plus belle entre le régime et les rebelles en Syrie. Le Liban est sans président depuis la fin du mandat de Michel Aoun, en octobre 2022. Une séance parlementaire pour la présidentielle a été fixée au 9 janvier. Il s'agira de la treizième séance consacrée à l'élection d'un chef de l'Etat et de la première depuis le 14 juin 2023, alors qu'aucun camp n'a jusqu'à présent pu obtenir une majorité des voix sur son candidat. Le Hezbollah et...