L'émissaire américain, Amos Hochstein, s'entretenant avec le président de la Chambre, Nabih Berry, à Aïn el-Tiné, le 11 janvier 2024. Mohammad Yassine/« L'Orient-Le Jour »
Le chef du Parlement libanais, Nabih Berry, a dénoncé lundi une « violation flagrante » par Israël des termes de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre au Liban, alors que des tirs et frappes de drone ont continué de viser le Liban-Sud dans la journée.
Dans un communiqué, le chef du Législatif, qui a négocié l'accord au nom du Liban, a encore appelé le comité international chargé de surveiller l'application des termes du cessez-le-feu à « lancer d'urgence sa mission et obliger Israël à cesser ses violations et se retirer des territoires qu'il occupe ». Ce comité est formé de Washington, de la France, de la Force intérimaire de l'ONU au Liban et des armées libanaise et israélienne.
« Les actions agressives » de l'armée israélienne au Liban représentent, selon lui, une « violation flagrante des termes » de l'accord, a-t-il ajouté. Il a notamment cité parmi ces violations le fait qu'Israël « détruit au bulldozer des maisons dans les villages frontaliers », les raids aériens notamment en profondeur au Liban, comme celui de la matinée à Haouch el-Sayyed Ali dans le Hermel, et la frappe meurtrière de drone à Jdeidet Marjeyoun. Il a souligné que « plus de 54 violations » ont été signalées « alors que le Liban et la résistance (le Hezbollah et ses alliés, ndlr) sont pleinement engagés » à respecter l'accord.
Jusqu'à présent, le parti chiite n'a pas riposté aux différentes frappes israéliennes au Liban survenues depuis le cessez-le-feu, instauré après 14 mois de guerre avec Israël et deux mois d'escalade meurtrière des combats. Cette offensive élargie avait commencé le 23 septembre, une semaine avant le lancement d'une offensive terrestre au Liban-Sud.


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On ne lui demande pas de faire l’arbitrage du cessez-le-feu mais de faire son devoir et laisser les libanais choisir leur président pour ne plus avoir à entendre ses déclarations contradictoires qui n’ont de but que de semer le chaos et de préserver son poste qu’il veut qu’ils soit à vie. Une fois ses alliés vendus vaincus, il ne pourra plus prétendre être élu légitimement. Il sera destitué de force s’il le faut puisque les armes seront réduits au silence.
11 h 40, le 03 décembre 2024