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Kabalan : « Les idées destructrices et les campagnes de vengeance » n'ont pas leur place dans la présidentielle

Kabalan : « Les idées destructrices et les campagnes de vengeance » n'ont pas leur place dans la présidentielle

Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah. Photo Ani

Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah, a affirmé dimanche que « les idées destructrices et les campagnes de vengeance n'ont pas leur place dans le règlement de l'élection présidentielle », rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).

Dans une déclaration, M. Kabalan s'est adressé à « ceux qui se débattent dans leurs positions politiques dans les circonstances nationales les plus délicates », sans préciser à qui il faisait référence. « En attisant les divisions internes, le pays se retrouve au cœur de catastrophes qui affectent le cœur du Liban (...) Insister sur des positions qui servent Israël n'a rien à faire avec le besoin national », a-t-il dit.

Le dignitaire religieux a incité la classe politique à s'inspirer du « patriotisme de (l'ancien dirigeant du Parti socialiste progressiste) Walid Joumblatt, (du Premier ministre sortant) Najib Mikati, (du dirigeant du Courant du futur) Saad Hariri et de l'ancien président Michel Aoun ». Il a également souligné l'importance de renforcer le partenariat islamo-chrétien, de protéger la paix civile et de « ne pas tomber dans le piège des projets étrangers ».

Le Liban est sans président depuis la fin du mandat de Michel Aoun le 31 octobre 2022. Plus d'une douzaine de sessions électorales parlementaires n'ont pas permis d'élire un président, la dernière ayant eu lieu en juin 2023. Après s'être abstenu d'appeler à de nouvelles élections pendant plus d'un an, le président du Parlement, Nabih Berry, a finalement programmé une nouvelle session pour le 9 janvier 2025. Cette élection est l'un des pans de l'accord de cessez-le-feu entré en vigueur mercredi dernier entre le Hezbollah et Israël, qui se sont affrontés depuis le 8 octobre 2023 dans un conflit devenu une guerre quasi-totale vers la fin de l'été dernier.

« Il n'y a pas de plus grand crime contre les Libanais que de servir le projet sioniste ou de s'opposer à la résistance », a encore estimé le mufti, ajoutant que la résistance était une ligne rouge, le mot « résistance » étant couramment utilisé par les partisans du Hezbollah pour désigner le parti chiite. Selon le mufti jaafarite, « seuls le peuple libanais, l'armée, la résistance et le partenariat national protègent le Liban. » Il a aussi mis en garde contre une guerre civile, affirmant que la situation du Liban « ne tolère pas l'aventurisme et que toute erreur majeure nous plonge dans l'inconnu ».

Kabalan a enfin fait valoir que M. Berry avait une « capacité exceptionnelle à assurer un règlement présidentiel digne du partenariat islamo-chrétien, qui résume les valeurs authentiques de la famille nationale au Liban ».



Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah, a affirmé dimanche que « les idées destructrices et les campagnes de vengeance n'ont pas leur place dans le règlement de l'élection présidentielle », rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle).Dans une déclaration, M. Kabalan s'est adressé à « ceux qui se débattent dans leurs positions politiques dans les circonstances nationales les plus délicates », sans préciser à qui il faisait référence. « En attisant les divisions internes, le pays se retrouve au cœur de catastrophes qui affectent le cœur du Liban (...) Insister sur des positions qui servent Israël n'a rien à faire avec le besoin national », a-t-il dit.Le dignitaire religieux a incité la classe politique à s'inspirer du « patriotisme de (l'ancien dirigeant du Parti socialiste...