Un bâtiment détruit dans la ville de Tyr au Liban-Sud le 28 novembre 2024. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le 27 novembre, des dizaines de milliers de Libanais qui avaient fui leurs maisons sont retournés dans leurs villes et villages pour y trouver des scènes de dévastation. Photo l'AFP
La direction de l'Office des eaux du Liban-Sud a annoncé dans un communiqué vendredi matin qu'elle est en train d'initier un plan d'urgence visant à « évaluer et réparer » les dégâts provoqués par les bombardements israéliens sur les réseaux d'alimentation et d'assainissement d'eau dans cette partie du pays. Elle prévoit aussi de se mobiliser 24h sur 24 pour progresser aussi vite que possible.
Les différentes étapes du plan ont été publiées dans une circulaire adressée à tous les départements et services rattachés à l'Office. Elles prévoient :
- La réouverture de tous les départements dans tous les secteurs et le retour à la normale dans tous les services, installations et établissements.
- Le lancement immédiat d'une étude complète des dommages dans les stations principales, les puits et les réseaux de distribution.
- La mobilisation des équipes de maintenance pour accélérer les opérations de réparation.
- La collaboration avec des entrepreneurs spécialisés pour soutenir les efforts de réhabilitation et accélérer le rythme des travaux.
- La conduite d'une enquête auprès des abonnés touchés, afin de geler les frais d'abonnement pour les unités résidentielles et commerciales touchées, si elles ne sont pas en mesure d'être réparées avant la fin de l'année.
- Une évaluation et une réponse aux besoins en carburant des générateurs des stations de pompage dans les villages et les villes du Liban-Sud.
La Banque mondiale (BM) a estimé en novembre à plus de 3 milliards de dollars le coût pour le Liban de la guerre entre le Hezbollah et Israël. Cette évaluation qui sera mise à jour n'inclut pas toutes les destructions causées par les bombardements israéliens après le 27 octobre dernier.


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