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Dernières Infos - Politique

Le gouvernement suisse se dit opposé à l'interdiction du Hezbollah


Un partisan du Hezbollah à moto dans la zone dite de Kafaat, à Hadath dans la banlieue sud de Beyrouth, le 27 novembre 2024. Photo Mohammad Yassine

Le gouvernement suisse s'est prononcé jeudi contre l'interdiction du Hezbollah, après avoir plaidé pour interdire le Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

Des commissions parlementaires suisses avaient appelé à une interdiction du Hezbollah, mais dans sa réponse rendue publique jeudi, le gouvernement estime que les conditions d'une interdiction ne sont pas remplies. L'annonce du gouvernement suisse intervient au deuxième jour d'une fragile trêve entre l'armée israélienne et le Hezbollah.

Le Conseil fédéral (gouvernement) estime qu'une des conditions de l'article 74 de la loi de 2015 sur le renseignement n'est pas remplie, le parti chiite libanais n'étant ni interdit ni sanctionné par les Nations unies. Ce qui écarte cette voie légale. Quant à la seconde possibilité d'interdire le parti, le Conseil fédéral estime "qu'il n'est pas indiqué à l'heure actuelle d'interdire le Hezbollah en créant une nouvelle loi spéciale".

En élaborant un projet de loi interdisant le Hamas, le gouvernement suisse "a répondu de manière ciblée aux attentats terroristes sans précédent commis par le Hamas le 7 octobre 2023", rappelle le gouvernement, conformément à la pratique consistant à interdire des organisations au cas par cas uniquement "pour des raisons extrêmement graves". 

La commission de la politique de sécurité de la chambre basse du Parlement a souligné pour sa part que "le Hezbollah, tout comme le Hamas, est une organisation terroriste islamiste radicale responsable de nombreux actes de violence et de violations des droits humains". 

"Le soutien idéologique et financier que lui apporte le régime iranien montre clairement qu'il n'est pas seulement dirigé contre l'État d'Israël, mais qu'il représente également une menace pour la stabilité de toute la région", avait ajouté la Commission, réclamant des mesures "cohérentes". Le Parlement examinera la position du gouvernement lors de sa session du 2 au 20 décembre et votera également sur le projet de loi visant à interdire le Hamas, a rapporté l'agence de presse suisse Keystone-ATS. 

Le projet de loi prévoit une interdiction du Hamas pendant cinq ans.  La trêve interrompt une guerre qui a commencé au lendemain de l'attaque sans précédent du Hamas sur le territoire israélien le 7 octobre 2023. La guerre a coûté la vie à près de 4 000 personnes au Liban et provoqué des déplacements massifs dans le pays mais aussi en Israël. 

Le gouvernement suisse s'est prononcé jeudi contre l'interdiction du Hezbollah, après avoir plaidé pour interdire le Hamas qui contrôle la bande de Gaza.

Des commissions parlementaires suisses avaient appelé à une interdiction du Hezbollah, mais dans sa réponse rendue publique jeudi, le gouvernement estime que les conditions d'une interdiction ne sont pas remplies. L'annonce du gouvernement suisse intervient au deuxième jour d'une fragile trêve entre l'armée israélienne et le Hezbollah.

Le Conseil fédéral (gouvernement) estime qu'une des conditions de l'article 74 de la loi de 2015 sur le renseignement n'est pas remplie, le parti chiite libanais n'étant ni interdit ni sanctionné par les Nations unies. Ce qui écarte cette voie légale. Quant à la seconde...