De la fumée au-dessus du village de Khiam, au Liban-Sud, après des frappes israéliennes, le 26 novembre 2024. Photo AFP / Jalaa Marey
L'armée israélienne a annoncé avoir repéré mercredi dans la matinée « plusieurs véhicules à l'intérieur du territoire libanais transportant des individus suspects dans une zone interdite d’accès » au Liban-Sud, où elle reste déployée, a annoncé le porte-parole arabophone de l'armée, Avichay Adraee.
« Les forces ont ouvert le feu pour empêcher leur progression, les obligeant ainsi à se retirer », a-t-il ajouté dans un communiqué sur X.
« L’armée de l’air reste en état d’alerte pour intervenir sur l’ensemble du territoire libanais, tandis que le système de défense aérienne est en alerte maximale. Jusqu’à présent, aucune modification n’a été apportée aux consignes de la Défense civile israélienne », a indiqué Avichay Adraee. Il a souligné que « l’armée israélienne réagira fermement contre toute tentative de violation de l’accord de cessez-le-feu et ne permettra aucune atteinte à la sécurité des citoyens de l’État d’Israël. »
Selon notre correspondant dans le Sud, Mountasser Abdallah, l''armée israélienne a tiré en direction d'habitants de Khiam, dans le caza de Marjeyoun, qui essayaient de venir évaluer les dégâts dans le nord-est de la ville, afin de les faire fuir. Khiam était au cœur de plusieurs semaines de combats entre Israël et le Hezbollah et, pas plus tard que ce matin, l'armée y a fait exploser plusieurs maisons.
L'accord de cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, entré en vigueur mercredi à 4h du matin, prévoit que l'armée israélienne se retirera progressivement d'ici 60 jours du territoire libanais, dans le sud duquel elle avait lancé une offensive terrestre le 30 septembre. Dans la matinée, des soldats israéliens avaient fait exploser des maisons dans le village de Khiam, dans le caza de Marjeyoun.


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